Metrosideros

Metrosideros en résumé

Dénomination

  • Nom(s) commun(s)

    Arbre de Noël de Nouvelle-Zélande

  • Nom(s) latin(s)

    Metrosideros excelsa

  • Famille

    Myrtacées

  • Type(s) de plante

    Arbre ▶ Arbre à fleurs

    Arbuste ▶ Arbuste à fleurs

    Plante comestible ▶ Autres plantes médicinales

Esthétique

  • Couleur des fleurs

  • Couleur des feuilles

  • Feuillage Persistant : Le feuillage dure toute l'année.
    Semi-persistant ou semi-caduc : La plante conserve une partie de son feuillage toute l'année.
    Caduc : La plante perd ses feuilles à l'automne.
    Pour en savoir plus

    Persistant
  • Forme

    Buissonnant
  • Hauteur à maturité La hauteur à maturité est la hauteur à laquelle la plante s'élève naturellement quand elle bénéficie des conditions les plus favorables.
    La plante pourra prendre du temps pour atteindre cette hauteur, en fonction de la vitesse de sa croissance.
    La plante pourra aussi ne jamais atteindre sa hauteur à maturité, si elle est taillée régulièrement, ou si elle n'est pas cultivée dans les conditions optimales pour sa croissance.
    Pour en savoir plus

    1 à 2 m
  • Largeur à maturité

    0,50 m

Jardinage

  • Entretien Facile : La plante ne nécessite pas de soin particulier, ou des soins très simples.
    Modéré : La plante nécessite des soins réguliers ou un peu de pratique en jardinage.
    Difficile : La plante nécessite des soins importants et un savoir-faire en jardinage.
    Pour en savoir plus

    Modéré
  • Besoin en eau Le besoin en eau de la plante peut être assuré par la pluie, l'humidité naturelle du sol ou l'arrosage. Pour évaluer l'arrosage nécessaire, il faut aussi prendre en compte la température ambiante, à cause de l'évaporation, et de la capacité du sol à retenir l'eau.
    Faible : Pour une plante d'intérieur, arroser tous les mois. Pour une plante d'extérieur, elle supporte bien la sécheresse.
    Moyen : Pour une plante d'intérieur, arroser toutes les semaines ou toutes les deux semaines. Pour une plante d'extérieur, elle aura besoin d'apports d'eau avant que le sol sèche.
    Important : Pour une plante d'intérieur, arroser plusieurs fois par semaine. Pour une plante d'extérieur, il lui faut des apports d'eau abondants et réguliers.
    Pour en savoir plus

    Moyen
  • Croissance Lente : La plante atteint sa maturité en plusieurs décennies.
    Normale : La plante atteint sa maturité en quelques années.
    Rapide : La plante atteint sa maturité en quelques mois.
    Pour en savoir plus

    Lente
  • Multiplication La multiplication consiste à créer une nouvelle plante soi-même.
    Semis : La plante se reproduit par la plantation de graines.
    Pour en savoir plus
    Division : Une partie de la racine (rhizome, tubercule) sert à créer de nouvelles pousses.
    Pour en savoir plus
    Bouturage : Une branche est plantée en terre, où elle produit de nouvelles racines.
    Pour en savoir plus
    Marcottage : La branche n'est pas coupée de la plante mais elle est en partie enfouie dans la terre, où elle développe ses propres racines.
    Pour en savoir plus
    Greffe : Un fragment de plante est implanté sur une autre plante.
    Pour en savoir plus
    Impossible : Il n'est pas possible, pour un particulier, de multiplier sa plante. S'il en veut une autre, il lui faut l'acheter auprès d'un professionnel.

    Semis Bouturage
  • Résistance au froid Résistante (rustique) : Plante résistante au gel.
    À protéger (semi-rustique) : Plante qui supporte la fraîcheur mais qui nécessite une protection contre le gel.
    À rentrer (fragile) : Plante qui craint le froid et qui doit être abritée pendant la saison froide.
    Pour en savoir plus

    Fragile
  • Type de sol Sol argileux : Terre lourde et collante quand elle est humide, qui durcit et craquelle en séchant.
    Sol calcaire : Terre claire et crayeuse, sèche l'été et boueuse l'hiver.
    Sol sableux : Terre légère, facile à travailler et qui retient mal l'eau.
    Sol caillouteux : Sol chargé de cailloux et pauvre en matières organiques.
    Humifère : Noire et facile à travailler, elle ressemble à la terre en forêt.
    Terre de bruyère : Sol acide (pH 4 à 5), sableux et riche en humus.
    Terreau : C'est facile, cette terre s'achète en magasin !
    Pour en savoir plus

    Sol argileux Sol calcaire Sol sableux Humus Terreau
  • PH du sol Le pH mesure l'acidité du sol.
    Sol alcalin : Le pH est supérieur à 7. Il s'agit principalement des sols calcaires.
    Sol neutre : Le pH est compris entre 6,5 et 7,2. La plupart des plantes y poussent correctement.
    Sol acide : Le pH est inférieur à 7. Il s'agit principalement des terres de bruyère.
    Pour en savoir plus

    Sol neutre Sol acide
  • Humidité du sol L'humidité du sol ne dépend pas de la pluie, mais de la manière dont le sol conserve l'eau ou non.
    Sol drainé : Sol frais mais où l'eau ne stagne pas.
    Sol humide : Sol où de l'eau stagne.
    Sol sec : Sol qui ne retient pas l'eau.
    Sol frais : Sol qui reste constamment humide (mais pas trempé). Pour en savoir plus

    Sol drainé

Emplacement

  • Exposition Soleil : La plante doit avoir du soleil direct toute la journée. En intérieur, c’est directement (moins d’1 m) devant une fenêtre orientée sud ou ouest.
    Mi-ombre : La plante doit avoir du soleil une partie de la journée seulement. En intérieur, c’est devant une fenêtre à l’est ou plus éloignée d’une fenêtre orientée sud ou ouest.
    Ombre : La plante doit être à l'ombre d'autres plantes. En intérieur, c’est le cas des pièces en hiver, des fenêtres au nord ou en partie occultées et quand la plante est loin de la fenêtre (+ de 2 m).
    Pour en savoir plus

    Soleil
    Mi-ombre
  • Utilisation intérieure

    Véranda Serre froide
  • Utilisation extérieure

    Balcon ou terrasse Massif ou bordure Plantation isolée
  • Plantation Pleine terre : La plante peut être plantée directement dans la terre.
    Bac, pot ou jardinière : La plante peut être plantée dans un bac. (Le volume du bac doit être adapté à la taille de la plante.)
    Pour en savoir plus

    Pleine terre Bac, pot ou jardinière
  • Climat

Plantation

JANVIER FÉVRIER MARS
AVRIL MAI JUIN
JUILLET AOÛT SEPT.
OCT. NOV. DÉC.

Floraison

JANVIER FÉVRIER MARS
AVRIL MAI JUIN
JUILLET AOÛT SEPT.
OCT. NOV. DÉC.

Taille

JANVIER FÉVRIER MARS
AVRIL MAI JUIN
JUILLET AOÛT SEPT.
OCT. NOV. DÉC.

Le genre Metrosideros compte environ 53 espèces toutes originaires du Pacifique tropical et sud, en particulier de Nouvelle-Zélande mais aussi des Philippines, des îles Bonin, de la Polynésie, de la Mélanésie et même d'Afrique du Sud pour une espèce. Ces arbres, arbustes ou grimpantes poussent depuis la côte jusqu'en haute montagne. Les arbres de grande taille ainsi que 6 espèces de grimpantes se rencontrent notamment en Nouvelle-Zélande.

Metrosideros umbellata (Southern rata) est l'espèce la plus rustique car elle pousse dans les îles Auckland à 50° de latitude sud et jusqu'à 1 000 m d'altitude. Quelques spécimens sont cultivés en Écosse mais l'espèce la plus répandue pour cultiver en intérieur reste Metrosideros excelsa.

Metrosideros excelsa (souvent écrit de manière erronée M. Excelsus) est l'arbre néo-zélandais qui livre la floraison la plus spectaculaire. Son nom maori, pohutukawa signifie « éclaboussé par la mer » car il pousse sur les rivages. Il constitue de véritables forêts notamment sur l'île de Rangitoto près d'Oakland où les arbres vieux de 150 à 200 ans ont colonisé la lave ou encore à Mayor Island plus au sud-est. Assez frileux, on le trouve plutôt au nord de la Nouvelle-Zélande mais il existe des spécimens jusqu'aux îles de Steward à l'extrémité sud de la grande île du sud. Son tronc et ses branches noueuses ornés de racines aériennes adoptent avec l'âge un port en parasol atteignant 20 m de haut. Les feuilles simples, opposées, lancéolées ou oblongues mesurent jusqu'à 10 cm de long. Le limbe coriace affiche un coloris vert mat foncé cireux, légèrement tomenteux sur la face supérieure (parfois glabre sur de jeunes sujets) et recouvert d'un épais feutrage blanc au revers. Les cultivars ont parfois le feuillage panaché de jaune ou de crème.

Certaines espèces comme M. robusta peuvent commencer leur vie en épiphyte sur les arbres. Elles germent en hauteur puis génèrent des racines qui enveloppent l'arbre hôte jusqu'à atteindre le sol. Ce processus peut prendre plus de 200 ans. À l'inverse, les espèces lianescentes (M. carminea, diffusa, perforata...) grimpent grâce à des racines semblables au lierre sur les arbres afin d'atteindre la lumière. Elles prennent alors une forme compacte buissonnante avant de se mettre à fleurir.

Appartenant à la famille des Myrtacées tout comme l'eucalyptus, les fleurs arborent un spectaculaire bouquet d'étamines rouge vif. Il existe des cultivars à floraison jaune, orange ou blanche. Les fleurs hermaphrodites sont groupées en cimes terminales. Chacune d'elle expose un bouquet d'étamines le plus souvent écarlate, d'environ 3 cm de long, entouré d'une corolle minuscule à 5 pétales et d'un calice à 5 dents. Les fleurs très nectarifères sont butinées par les oiseaux ou insectes tels que les abeilles.

Le fruit est une capsule de 8 mm de diamètre, qui s'ouvre à l'aide de 3 valves à maturité, laissant échapper près de 700 graines ailées dispersées par le vent.

Les Metrosideros possèdent un bois sombre très dur appelé rata, sculpté par les Maoris. Ces derniers emploient son écorce pour de nombreux usages médicinaux et boivent son nectar aux propriétés semblables au miel. L'arbre sacré des Maoris est un spécimen de M. excelsa (pohutukawa) poussant à Cape Reinga à la pointe nord de Aotearoa. C'est de lui que partent les esprits pour l'autre monde.

Le nom Metrosideros vient du grec metra qui signifie « bois de cœur » et de sideron, fer, en référence à la dureté de son bois. Excelsa vient du latin excellere et signifie « exceller » ou « se démarquer » du fait de sa floraison spectaculaire.

Espèces et variétés de Metrosideros

Il existe pas mal de confusion entre les nom d'espèces et de cultivars comme M. villosa et vitiensis qui sont en fait des noms de cultivars (créés par l'homme) ou de variétés (formes sauvages un peu différentes de l'espèce type) de l'espèce M. collina. La plupart des cultivars ont été sélectionnés sur des formes apparues dans la nature ou en pépinières du fait de la forte variabilité du genre. On connaît d'ailleurs assez peu les dimensions que peuvent atteindre les cultivars par manque de recul.

M. excelsa (pohutukawa en maori) possède 42 cultivars élevés en Australie, Californie et Hawaï. C'est cette espèce qui offre les plus grandes variations de couleur de fleur, allant de différents rouges, roses, au blanc en passant par l'orange et le jaune. L'espèce umbellata a donné 16 cultivars et il existe 8 hybrides interspécifiques issus uniquement d'espèces néo-zélandaises de Metrosideros. On compte en totalité une centaine de cultivars de Metrosideros dont 40 % concernent M. excelsa. Les Leptospermum génèrent également de nombreux cultivars c'est pourquoi ces 2 genres de la famille des Myrtacées intéressent beaucoup les horticulteurs.

Les pépinières ayant le plus contribué à la sortie de ces cultivars sont Duncan et Davies Nursery avec 14 sélections et Auckland plantsman Graeme Platt avec 20 sélections. Leurs critères précis de sélection en font de très bonnes plantes de jardin.

Arbre de Noël de Nouvelle-Zélande, pohutukawa (Metrosideros excelsa, syn. M. tomentosus)

Espèce type

Arbre de Noël de Nouvelle-Zélande, pohutukawa (Metrosideros excelsa, syn. M. tomentosus) Espèce type
  • Végétation : Arbre de 20 m de haut sur 8 de large. Tronc jusqu'à 2 m de diamètre et branches noueuses ornés de racines aériennes. Feuilles persistantes, coriaces, vert gris, blanches au revers, de 3 à 10 cm de long dur 2-5 de large.
  • Fleurs et fruits : Fleurs à étamines rouge vif de 3-4 cm de long, entre novembre et janvier mais aussi en juin chez nous. Pédoncule des fleurs couvert d'un duvet blanchâtre.
  • Qualités : Pousse sur les falaises du littoral, dans les forêts côtières au nord de Poverty Bay, sur les rives des lacs de Rotorua, Rangitoto Island et à Three Kings Islands (nord-ouest de la N.Z). Tolère des gels très légers, le vent, les embruns et la sécheresse du sol.

'Aurea'

Arbre de Noël de Nouvelle-Zélande, pohutukawa (Metrosideros excelsa, syn. M. tomentosus) 'Aurea'
  • Végétation : Comme le type.
  • Fleurs et fruits : Fleurs jaunes
  • Qualités : Forme apparue à l'état sauvage.

'Variegata'

Arbre de Noël de Nouvelle-Zélande, pohutukawa (Metrosideros excelsa, syn. M. tomentosus) 'Variegata'
  • Végétation : Feuilles à centre vert et à marges gris vert et jaune, parfois tachetées de vert.
  • Fleurs et fruits : Fleurs rouges.
  • Qualités : Comme le type.

Southern rata (Metrosideros umbellata, syn. M. lucida)

Espèce type

Southern rata (Metrosideros umbellata, syn. M. lucida) Espèce type
  • Végétation : Arbuste ou petit arbre de 15 m. Peut débuter sa vie comme épiphyte. Feuilles étroites jusqu'à 6 cm de long. Croissance lente. Difficile à multiplier.
  • Fleurs et fruits : Masse de petites fleurs généralement rouges apparaissant sporadiquement entre novembre et mars.
  • Qualités : Vit en plaine ou en montagne où règnent de fortes précipitations, dans les forêts subalpines et parfois dans les zones arbustives de l'île du Sud (à l'ouest de la Main Divide), à Stewart Island. Domine aux îles d'Auckland. Pour jardins de climat frais et sols humides car résiste à -12 °C. Vendu en Grande-Bretagne.

'Gold Beacon'

Metrosideros 'Gold Beacon'
  • Végétation : Comme le type.
  • Fleurs et fruits : Fleurs jaune vif.
  • Qualités : Issu d'une sélection de semis de 'Aurea'.

Kermadec pohutukawa (Metrosideros kermadecensis)

Espèce type

Kermadec pohutukawa (Metrosideros kermadecensis) Espèce type
  • Végétation : Arbre de plus de 15 m, à feuilles persistantes gris vert, plus petites (5 cm maximum) et plus ovales que chez excelsa. En culture, ne dépasse pas 3 à 6 m de haut. La plupart de ses cultivars sont à feuilles panachées.
  • Fleurs et fruits : Floraison rouge souvent plus longue que chez excelsa mais moins dense, répartie sur toute l'année. Fleurs plus petites que chez excelsa.
  • Qualités : Espèce originaire des îles Kermadec, 900 km au nord-est de la N.-Z., naturalisée aux îles Norfolk et Hawaï. S'hybride facilement avec excelsa. Plus sensible au froid que excelsa surtout à l'état jeune.

'Variegata'

Kermadec pohutukawa (Metrosideros kermadecensis) 'Variegata'
  • Végétation : Arbuste à forme régulière finissant par former un arbre de 6 m de haut. Feuillage panaché de jaune crème.
  • Fleurs et fruits : Fleurit en mai-juin chez nous.
  • Qualités : Tolère -4 °C.

Northern rata (Metrosideros robusta)

Espèce type

Northern rata (Metrosideros robusta) Espèce type
  • Végétation : Arbre de 30 m pouvant commencer sa vie comme épiphyte ou au sol dans une zone incendiée où il devient moins grand. Feuilles de plus de 5 cm de long, vert franc.
  • Fleurs et fruits : Floraison pourpre ou rouge orangé (étamines rouges à anthères jaunes) entre novembre et janvier. Pédoncule rougeâtre non tomenteux. Met quelques années avant de fleurir.
  • Qualités : Pousse sur Three Kings Island, abondant dans South Island du Nord-ouest de Nelson jusqu'à Westland south et dispersé dans North Island. Moins résistant au vent que excelsa mais plus rustique (-7 °C). Pousse lentement.

Metrosideros x subtomentosa

Espèce type

Metrosideros Espèce type
  • Qualités : Hybridation naturelle de robusta avec excelsa où les 2 espèces ont une floraison concomitante (fin de excelsa, début de robusta). Pousse à Rangitoto Island près de Auckland.

'Hauparapara'

Metrosideros 'Hauparapara'
  • Végétation : Arbre droit idéal pour plantation d'alignement.
  • Fleurs et fruits : Ressemble plus à robusta pour la couleur des fleurs, orange rouge terne.
  • Qualités : Hybride naturel découvert en 1980 près de Hauparapara river par Graeme Platt.

'Mistral'

Metrosideros 'Mistral'
  • Végétation : Arbre de taille moyenne érigé qui résiste bien au vent. Feuillage légèrement ondulé.
  • Qualités : Hybride découvert en 1970 sur la péninsule de Coromandel, le premier à avoir été cultivé. Idéal en arbre d'alignement ou pour conteneur.

Hybride artificiel très commercialisé

Metrosideros 'Cleveland Red'

Metrosideros  Metrosideros  'Cleveland Red'
  • Fleurs et fruits : Fleurs rouges.
  • Qualités : Hybride artificiel entre M. umbellata et excelsa, né en 1990 aux pépinières Cleveland.

Crimson rata (Metrosideros carminea)

Espèce type

Crimson rata (Metrosideros carminea) Espèce type
  • Végétation : Grimpante ligneuse atteignant 15 m de haut ou buisson compact selon le mode de multiplication. Petites feuilles lustrées de 3,5 cm.
  • Fleurs et fruits : Feuillage totalement recouvert de fleurs carmin lumineux apparaissant d'août à octobre.
  • Qualités : Pousse dans l'île du Nord, de North Cape à East Cape et Taranaki. La meilleure des grimpantes. Sensible au gel, pour exposition ensoleillée.

Plantation du Metrosideros

Plantation du <em>Metrosideros</em>

Jose Luis Cernadas Iglesias/CC BY 2.0/Flickr

Où le planter ?

Metrosideros excelsa supporte très bien les embruns et le vent de la côte mais ne tolère que de faibles gelées. Chez nous, sa culture doit se faire en pot car la plante peut y pousser 10-15 ans sans souci. Les jeunes plants sont encore plus sensibles au froid que des plants adultes.

Placez la plante dans un endroit ensoleillé, derrière une baie vitrée orientée au sud de préférence. En été, la plante se plaît aussi à mi-ombre.

Quand planter le Metrosideros ?

Au printemps ou en été.

Comment le planter ?

Généralement le Metrosideros apprécie un sol fertile et bien drainé, frais et légèrement acide. Mélangez du terreau avec du sable de rivière et placez une couche de graviers au fond du pot.

Culture et entretien du Metrosideros

Culture et entretien du <em>Metrosideros</em>

Akos Kokai/CC BY 2.0/Flickr

La plante peut rester dans la maison toute l'année ou être placée en serre froide durant les mois d'hiver. Cependant, c'est en général à cette période que M. excelsa fleurit.

En été, veillez à ne pas laisser le substrat se dessécher et bassinez régulièrement le feuillage.

En hiver, espacez plus ou moins les arrosages en fonction de la température de la pièce. La surface du pot doit être sèche entre 2 arrosages.

Apportez de l'engrais pour fleur tous les 15 jours ou un engrais à libération lente de type Osmocote 15-8-10, pendant la période de croissance.

Rempotez tous les ans jusque ce que la taille du pot ne le permette plus. Réalisez alors un surfaçage du pot avec du terreau neuf.

Taille du Metrosideros

Quand tailler ?

À l'automne, au moment de rentrer la plante ou bien après la floraison.

Comment tailler ?

Taillez simplement les branches gênantes ou disgracieuses et supprimez le bois mort.

Maladies, nuisibles et parasites

On observe parfois des attaques de pucerons et de cochenilles sur les racines.

Multiplication du Metrosideros

Multiplication du <em>Metrosideros</em>

Swallowtail Garden Seeds/CC BY 2.0/Flickr

Le Meyrosideros se multiplie par bouturage au printemps ou en début d'été ou par semis.

Bouturage

Prélevez des boutures de 10 cm. Ôtez les feuilles inférieures et trempez la base des tiges dans de l'hormone de bouturage.

Piquez-les dans du compost ou du terreau additionné de sable, bien humidifié. Arrosez modérément et enfermez le pot dans un sachet de plastique transparent perforé.

Placez dans une pièce chauffée bien éclairée mais sans soleil direct. Recommencez à arroser uniquement lorsque de nouvelles feuilles se sont développées.

Enlevez le sachet et arrosez normalement. Lorsque les boutures atteignent une hauteur de 30 cm, rempotez-les de manière individuelle.

Note : chez les espèces grimpantes (albiflora, carminea, diffusa…), les boutures prélevées sur des branches adultes donnent des sujets au port buissonnant alors que les plantes issues de semis peuvent grimper jusqu'à 10-15 m avant de former un buisson compact.

Semis

Au printemps, dans une ambiance chauffée.

Conseils écologiques

En Nouvelle-Zélande, le petit marsupial Phalanger-renard (Trichosurus vulpecula) introduit depuis l'Australie pour sa fourrure est responsable de gros dégâts sur les Metrosideros car il n'a pas de prédateurs. Il blesse les arbres, entraînant la mort de milliers de sujets, pille les nids et transmet la tuberculose bovine.

La régénération naturelle du Metrosideros est aussi compromise par les troupeaux de moutons, de vaches et de chèvres sauvages qui piétinent les plantules mais aussi par l'implantation d'une herbe, le kikuyu (Pennisetum clandestinum) qui forme d'épaisses couches d'herbes où la plante ne peut germer et par l'urbanisation des côtes.

Un peu d'histoire…

La Nouvelle-Calédonie est la zone qui détient le plus d'espèces de Metrosideros (21), suivi de la Nouvelle-Zélande (12), d'Hawaï (5) et de la Papouasie (4) et des autres îles du Pacifique. Sachant que la Nouvelle-Calédonie était rattachée à la Nouvelle-Zélande jusqu'à la dislocation de la Gondwana à la fin du Crétacé, le genre serait natif de la Nouvelle-Zélande. Les alizés soufflant vers l'ouest, les graines auraient été transportées par les vents de haute altitude pour s'étendre vers l'est jusqu'à Hawaï. D'ailleurs les espèces M. collina des Marquises et M. polymorpha d'Hawaï semblent bien provenir de la même espèce et se diffusèrent sans doute lors d'un même événement climatique. Une seule espèce a atteint l'Afrique du Sud, qui s'est étendue également aux îles Fiji, Samoa, Society Island et Vanuatu.

M. queenslandica est une espèce australienne, cultivée en Nouvelle-Zélande qui a changé de nom de genre en 1993 pour devenir Thaleropia queenslandica. L'Australie ne possède donc pas de Metrosideros indigène.

Metrosideros excelsa fut décrit par le botaniste suédois Daniel Solander (1733-1782). Ce dernier faisait partie de l'expédition de James Cook sur l'Endeavour et fut le secrétaire de Joseph Banks (1743-1820) lors de son départ pour la Nouvelle-Zélande en 1769.

Cette espèce fut plantée avec succès dans le nord de l'Espagne et aux îles Scilly. Au Tresco abbaye Garden, des arbres âgés poussent aux côtés de M. Kermadecensis. Cependant l'espèce se montre invasive en Afrique du Sud, dans les fynbos du Western Province Cape (2002), tout comme M. kermadecensis naturalisé à Hawaï qui pourrait bien y devenir une peste (2004). Même au sein de la Nouvelle-Zélande, M. excelsa occupe une aire sur la côte de Wellington autrefois dédiée à M robusta. Les espèces excelsa et kermadecensis se sont toutes deux naturalisées aux îles de Norfolk (à mi-chemin au nord, entre la Nouvelle-Zélande et l'Australie). Seules les espèces moins gélives, umbellata robusta dans une moindre mesure, résistent aux hivers doux de l'Angleterre, de l'Écosse (Logan Botanic Garden) et de l'Irlande (Ilnacullin à Garnish Island, Ballywalter Park et Mt Stewart).

Paradoxalement, l'habitat originel de M. excelsa se réduit dangereusement. Gordon Hosking estime en 1994 à près de 95 % la baisse de sa surface forestière. Le « projet Crimson » de conservation, lancé en 1990, encourage la plantation et la protection de l'espèce. Pour éviter les hybridations, il conviendrait de ne pas implanter des espèces issues des autres îles du Pacifique (kermadecensis entre autres) dans les zones où pousse naturellement M. excelsa.

Un célèbre Metrosideros excelsa pousse dans la cour du commissariat, à la Corogne en Galice, devenu l’emblème de la ville. Son âge pose question car il aurait entre 400 et 500 ans, ce qui suppose que l'introduction de cet arbre soit antérieure au voyage du capitaine Cook débarqué en 1769 en Nouvelle-Zélande et même du navigateur hollandais Abel Tasman (1603-1659) en 1642. Les Espagnols attendent avec impatience que sa datation soit effectuée par le spécialiste dendrologue néo-zélandais Jonathan Palmer (2013). L'âge avancé de cet arbre témoignerait de la découverte de l'île par des navigateurs espagnols ou portugais (cf note).

La famille des Myrtacées regroupe 130 genres et 5 500 espèces.

Note : http://elpais.com/diario/2008/07/08/galicia/1215512303_850215.html ; http://www.winstoncowie.com/spanish-pohutukawa-tree-gifted-greenstone/



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