Nénuphar

Nénuphar en résumé

Dénomination

  • Nom(s) commun(s)

    Nénuphar

  • Nom(s) latin(s)

    Nymphea

  • Famille

    Nymphéacées

  • Type(s) de plante

    Fleur ▶ Plante à fleurs

    Plante de bassin ▶ Immergées à feuillage flottant

Esthétique

  • Couleur des fleurs

  • Couleur des feuilles

  • Végétation Vivace : Plante qui vit plus de deux ans.
    Annuelle : Plante qui vit moins d'un an.
    Bisannuelle : Plante dont le cycle de vie dure deux années. La première année, la plante se développe ; la seconde année, elle donne fleurs et fruits, puis elle meurt.
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    Vivace
  • Feuillage Persistant : Le feuillage dure toute l'année.
    Semi-persistant ou semi-caduc : La plante conserve une partie de son feuillage toute l'année.
    Caduc : La plante perd ses feuilles à l'automne.
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    Caduc
  • Hauteur à maturité La hauteur à maturité est la hauteur à laquelle la plante s'élève naturellement quand elle bénéficie des conditions les plus favorables.
    La plante pourra prendre du temps pour atteindre cette hauteur, en fonction de la vitesse de sa croissance.
    La plante pourra aussi ne jamais atteindre sa hauteur à maturité, si elle est taillée régulièrement, ou si elle n'est pas cultivée dans les conditions optimales pour sa croissance.
    Pour en savoir plus

    < 0,15 m
  • Largeur à maturité

    1 à 2 m

Jardinage

  • Entretien Facile : La plante ne nécessite pas de soin particulier, ou des soins très simples.
    Modéré : La plante nécessite des soins réguliers ou un peu de pratique en jardinage.
    Difficile : La plante nécessite des soins importants et un savoir-faire en jardinage.
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    Facile
  • Besoin en eau Le besoin en eau de la plante peut être assuré par la pluie, l'humidité naturelle du sol ou l'arrosage. Pour évaluer l'arrosage nécessaire, il faut aussi prendre en compte la température ambiante, à cause de l'évaporation, et de la capacité du sol à retenir l'eau.
    Faible : Pour une plante d'intérieur, arroser tous les mois. Pour une plante d'extérieur, elle supporte bien la sécheresse.
    Moyen : Pour une plante d'intérieur, arroser toutes les semaines ou toutes les deux semaines. Pour une plante d'extérieur, elle aura besoin d'apports d'eau avant que le sol sèche.
    Important : Pour une plante d'intérieur, arroser plusieurs fois par semaine. Pour une plante d'extérieur, il lui faut des apports d'eau abondants et réguliers.
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    Important
  • Croissance Lente : La plante atteint sa maturité en plusieurs décennies.
    Normale : La plante atteint sa maturité en quelques années.
    Rapide : La plante atteint sa maturité en quelques mois.
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    Rapide
  • Multiplication La multiplication consiste à créer une nouvelle plante soi-même.
    Semis : La plante se reproduit par la plantation de graines.
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    Division : Une partie de la racine (rhizome, tubercule) sert à créer de nouvelles pousses.
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    Bouturage : Une branche est plantée en terre, où elle produit de nouvelles racines.
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    Marcottage : La branche n'est pas coupée de la plante mais elle est en partie enfouie dans la terre, où elle développe ses propres racines.
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    Greffe : Un fragment de plante est implanté sur une autre plante.
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    Impossible : Il n'est pas possible, pour un particulier, de multiplier sa plante. S'il en veut une autre, il lui faut l'acheter auprès d'un professionnel.

    Division
  • Résistance au froid Résistante (rustique) : Plante résistante au gel.
    À protéger (semi-rustique) : Plante qui supporte la fraîcheur mais qui nécessite une protection contre le gel.
    À rentrer (fragile) : Plante qui craint le froid et qui doit être abritée pendant la saison froide.
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    Résistante Fragile
  • Type de sol Sol argileux : Terre lourde et collante quand elle est humide, qui durcit et craquelle en séchant.
    Sol calcaire : Terre claire et crayeuse, sèche l'été et boueuse l'hiver.
    Sol sableux : Terre légère, facile à travailler et qui retient mal l'eau.
    Sol caillouteux : Sol chargé de cailloux et pauvre en matières organiques.
    Humifère : Noire et facile à travailler, elle ressemble à la terre en forêt.
    Terre de bruyère : Sol acide (pH 4 à 5), sableux et riche en humus.
    Terreau : C'est facile, cette terre s'achète en magasin !
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    Sol argileux
  • PH du sol Le pH mesure l'acidité du sol.
    Sol alcalin : Le pH est supérieur à 7. Il s'agit principalement des sols calcaires.
    Sol neutre : Le pH est compris entre 6,5 et 7,2. La plupart des plantes y poussent correctement.
    Sol acide : Le pH est inférieur à 7. Il s'agit principalement des terres de bruyère.
    Pour en savoir plus

    Sol neutre
  • Humidité du sol L'humidité du sol ne dépend pas de la pluie, mais de la manière dont le sol conserve l'eau ou non.
    Sol drainé : Sol frais mais où l'eau ne stagne pas.
    Sol humide : Sol où de l'eau stagne.
    Sol sec : Sol qui ne retient pas l'eau.
    Sol frais : Sol qui reste constamment humide (mais pas trempé). Pour en savoir plus

    Sol humide
  • Densité

    1 pieds/m²
  • Profondeur (aquatique)

    Moins de 30 cm Entre 30 et 60 cm Plus de 60 cm

Emplacement

  • Exposition Soleil : La plante doit avoir du soleil direct toute la journée. En intérieur, c’est directement (moins d’1 m) devant une fenêtre orientée sud ou ouest.
    Mi-ombre : La plante doit avoir du soleil une partie de la journée seulement. En intérieur, c’est devant une fenêtre à l’est ou plus éloignée d’une fenêtre orientée sud ou ouest.
    Ombre : La plante doit être à l'ombre d'autres plantes. En intérieur, c’est le cas des pièces en hiver, des fenêtres au nord ou en partie occultées et quand la plante est loin de la fenêtre (+ de 2 m).
    Pour en savoir plus

    Soleil
  • Utilisation extérieure

    Balcon ou terrasse Bassin
  • Plantation Pleine terre : La plante peut être plantée directement dans la terre.
    Bac, pot ou jardinière : La plante peut être plantée dans un bac. (Le volume du bac doit être adapté à la taille de la plante.)
    Pour en savoir plus

    Plante aquatique
  • Climat

Plantation

JANVIER FÉVRIER MARS
AVRIL MAI JUIN
JUILLET AOÛT SEPT.
OCT. NOV. DÉC.

Floraison

JANVIER FÉVRIER MARS
AVRIL MAI JUIN
JUILLET AOÛT SEPT.
OCT. NOV. DÉC.

Cette plante est totalement aquatique, sa souche doit être immergée en permanence, sous une eau stagnante ou dans un courant faible. Le nénuphar a fait l’objet d’une sélection intense depuis le XIXe siècle et nous offre aujourd’hui une multitude d’hybrides parfaitement rustiques dans nos régions, permettant le fleurissement de tous les bassins, quelle que soit leur profondeur.

Les variétés hybrides naines ou miniatures peuvent se développer et fleurir dans un simple bac installé sur la terrasse ou dans un tout petit bassin, plantées sous une profondeur d’eau de 0,25 m seulement. La plupart des variétés sont adaptées à des pièces d’eau de taille moyenne, acceptant une profondeur de 0,40 à 0,80 m. Quelques espèces et variétés, moins fréquentes, développent un appareil végétatif assez grand pour être placées sous 1,20 m de profondeur.

La partie souterraine de la plante, à planter dans un panier ou directement dans la terre argileuse du bassin, est constituée d’un rhizome tubéreux : une tige souterraine munie de racines et de pousses feuillées, et gorgée de réserves nutritives qui lui confèrent un aspect renflé. Les feuilles flottantes émises au bout de longs pétioles, sont en forme de cœur, vertes sur le dessus et plus ou moins pourpres au revers. Leur taille varie de 8 à 23 cm de diamètre. Quand elles sont très nombreuses, elles se développent les unes sur les autres et perdent ce caractère flottant. Elles disparaissent à la fin de l’automne, mais la souche émet de nouvelles pousses dès que les températures remontent, au printemps suivant.

Les hampes florales sont émises plus tard, entre juin et octobre selon les variétés, et portent chacune une fleur solitaire, au niveau de la surface de l’eau ou un peu au-dessus, qui dure quelques jours, s’ouvre le matin et se ferme le soir. Les fleurs se renouvellent tout au long de la saison, avec une baisse de floraison au cœur de l’été, plus ou moins marquée selon la variété. Leur diamètre varie de 5 à 15 cm. Les coloris proposés sont des plus variés : tous les tons de rose et de rouge, du blanc pur au rouge cramoisi, divers tons de jaune, abricot, saumon, cuivre, etc. À la fin de la floraison, les fleurs s’enfoncent dans l’eau, se transforment en fruits globuleux qui se détachent après maturation et hivernent au fond de l’eau.

La couleur bleue n’est pas disponible chez les espèces et variétés rustiques, mais fréquente chez les nénuphars exotiques, plus difficiles à cultiver car ils ne supportent pas des températures inférieures à 10 °C et doivent être rentrés au chaud en hiver. Certains nénuphars exotiques n’ouvrent leurs fleurs que la nuit.

Les nénuphars sont essentiellement décoratifs : ils n’ont pas de fonction oxygénante à proprement parler. Leurs feuilles flottantes permettent toutefois aux poissons de se mettre à l’ombre et de se cacher… et aux grenouilles d’y prendre un peu de repos, pour les plus grandes d’entre elles. Cette ombre évite l’échauffement de l’eau ; de plus, cette plante très gourmande prélève des éléments nutritifs, ce qui limite la prolifération des algues dans le bassin.

Le nénuphar jaune, Nuphar lutea, originaire de nos contrées (Europe, Afrique du Nord, Asie septentrionale), fait partie de la pharmacopée chinoise : son rhizome contient une substance analgésique, antiseptique et sédative. Les vrais nénuphars d’Égypte, Nymphea caerulea et N. lotus, sont aussi connus depuis l’Antiquité pour les propriétés médicinales de leur rhizome et de leurs fleurs.

Espèces et variétés de nénuphar

Le genre Nymphea comprend une cinquantaine d’espèces originaires d’Eurasie, d’Amérique et d’Afrique, dont plusieurs sont proposées en culture. Certaines sont adaptées aux régions tropicales, d’autres proviennent des différentes zones tempérées de la planète et supportent les hivers de nos contrées. Les travaux d’hybridation faits à partir de ces espèces ont donné naissance à des centaines de variétés, sélectionnées pour leurs qualités esthétiques.

Nénuphars pour petits bassins (moins de 40 cm de profondeur) et grands bacs sur la terrasse

Nénuphar tetragona (Nymphaea tetragona)

Nénuphars pour petits bassins (moins de 40 cm de profondeur) et grands bacs sur la terrasse Nénuphar tetragona (Nymphaea tetragona)
  • Appareil végétatif : Petites feuilles échancrées (8 cm de diamètre). Faible développement.
  • Floraison : Très petites fleurs (5 cm de diamètre) aux pétales d’un blanc pur entourant un cœur jaune d’or.
  • Qualités : Un nénuphar miniature demandant une profondeur d’eau de 20 à 40 cm et s’étalant sur 30 à 50 cm. Idéal pour la culture en grand bac sur la terrasse.

Nénuphar nain 'Rubra' (Nymphaea pygmaea 'Rubra')

Nénuphars pour petits bassins (moins de 40 cm de profondeur) et grands bacs sur la terrasse Nénuphar nain 'Rubra' (Nymphaea pygmaea 'Rubra')
  • Appareil végétatif : Petites feuilles (8 cm de diamètre), vertes maculées de pourpre. Faible développement.
  • Floraison : Très petites fleurs (5 cm de diamètre), rose carminé au cœur jaune d’or.
  • Qualités : Un nénuphar nain adapté à la culture en bac sur la terrasse et à une profondeur de bassin ne dépassant pas 40 cm. Il existe aussi en blanc ('Alba') et en jaune 'Helvola').

Nénuphar 'Laydekeri Lilacea' (Nymphaea 'Laydekeri Lilacea')

Nénuphars pour petits bassins (moins de 40 cm de profondeur) et grands bacs sur la terrasse Nénuphar 'Laydekeri Lilacea' (Nymphaea 'Laydekeri Lilacea')
  • Appareil végétatif : Petites feuilles (8 cm de diamètre) ovales, parfois bordées de pourpre.
  • Floraison : Très petites fleurs (5 cm de diamètre), étoilées, rose carminé au cœur jaune d’or, devenant plus claires au fur et à mesure, et apparaissant bien au-dessus du feuillage.
  • Qualités : Une très ancienne variété (Latour-Marliac 1883), commandée par Claude Monet pour son étang de Giverny. De très nombreuses fleurs légèrement parfumées. Il se contente de 0,20 m de profondeur.

Nénuphars pour bassins moyens (de 0,40 à 0,80 m de profondeur)

Nénuphar 'Atropurpurea' (Nymphaea 'Atropurpurea')

Nénuphars pour bassins moyens (de 0,40 à 0,80 m de profondeur) Nénuphar 'Atropurpurea' (Nymphaea 'Atropurpurea')
  • Appareil végétatif : Feuilles moyennes d’une teinte vert sombre sur le dessus, et rouge vineux au revers.
  • Floraison : Grandes fleurs (15 cm de diamètre) aux pétales rose foncé à rouge carmin, et au cœur jaune d’or.
  • Qualités : Une bonne variété vigoureuse et florifère.

Nénuphar 'Colorado' (Nymphaea 'Colorado')

Nénuphars pour bassins moyens (de 0,40 à 0,80 m de profondeur) Nénuphar 'Colorado' (Nymphaea 'Colorado')
  • Appareil végétatif : Feuilles moyennes marbrées de bronze en début de croissance.
  • Floraison : Grandes fleurs (10 cm de diamètre) saumonées, au cœur tirant sur l’orange et aux pétales roses sur le pourtour, étoilées et se formant bien au-dessus de l’eau.
  • Qualités : Une variété exceptionnelle par la durée de sa floraison, pratiquement sans interruption durant toute la belle saison.

Nénuphar 'Odorata Sulphurea Grandiflora' (Nymphaea 'Odorata Sulphurea Grandiflora')

Nénuphars pour bassins moyens (de 0,40 à 0,80 m de profondeur) Nénuphar 'Odorata Sulphurea Grandiflora' (Nymphaea 'Odorata Sulphurea Grandiflora')
  • Appareil végétatif : Grandes feuilles (de 16 à 20 cm de diamètre) maculées de pourpre.
  • Floraison : Grandes fleurs (14 cm de diamètre) jaune paille, doubles et très odorantes.
  • Qualités : Agréablement parfumé. L’une des espèces sélectionnées par Claude Monet pour ses bassins de Giverny.

Nénuphars pour grands bassins (jusqu’à 1,20 m de profondeur)

Nénuphar jaune, jaunet d’eau (Nuphar lutea)

Nénuphars pour grands bassins (jusqu’à 1,20 m de profondeur) Nénuphar jaune, jaunet d’eau (Nuphar lutea)
  • Appareil végétatif : Feuilles cordiformes, de taille moyenne (15 cm de diamètre), plus ou moins flottantes. Croissance très rapide.
  • Floraison : Petites fleurs solitaires (5 cm de diamètre), émergeant au-dessus de l’eau, jaune d’or. Épanouies en juillet-août. Odeur alcoolisée.
  • Qualités : Un cousin des nénuphars hybrides, moins esthétique, mais encore plus rustique et fleurissant même à la mi-ombre.

Nénuphar 'Attraction' (Nymphaea 'Attraction')

Nénuphars pour grands bassins (jusqu’à 1,20 m de profondeur) Nénuphar 'Attraction' (Nymphaea 'Attraction')
  • Appareil végétatif : Grandes feuilles (de 16 à 20 cm de diamètre, et parfois plus) presque circulaires, appréciées par les grenouilles pour se reposer dessus !
  • Floraison : Grandes fleurs en étoile (14 cm de diamètre), au centre rouge grenat. Pétales du pourtour de plus en plus clairs, aux étamines brun pourpre et aux anthères jaunes.
  • Qualités : Florifère. Donne de bons résultats dans les grands bassins, mais aussi dans ceux de surface moyenne.

Nénuphars exotiques, exigeant une température minimale de 10 °C et devant être rentrés au chaud en hiver

Nénuphar bleu, lotus d’Égypte (Nymphaea caerulea)

Nénuphars exotiques, exigeant une température minimale de 10 °C et devant être rentrés au chaud en hiver Nénuphar bleu, lotus d’Égypte (Nymphaea caerulea)
  • Appareil végétatif : Grandes feuilles flottantes (de 15 à 20 cm de diamètre), fendues à la base.
  • Floraison : Fleurs de taille moyenne (10 cm de diamètre), diurnes, solitaires, parfumées, apparaissant largement au-dessus du feuillage. Pétales bleu lavande, étamines jaunes. De juin à septembre.
  • Qualités : Un coloris original et une espèce symbolique : la fleur sacrée des Égyptiens… et le fameux lotus bleu de l’album de Tintin !

Nénuphar colorata (Nymphaea colorata)

Nénuphars exotiques, exigeant une température minimale de 10 °C et devant être rentrés au chaud en hiver Nénuphar colorata (Nymphaea colorata)
  • Appareil végétatif : Une forme miniature du nénuphar bleu, avec des petites feuilles échancrées (de 10 à 15 cm de diamètre).
  • Floraison : Les fleurs elles aussi sont de petite taille (8 cm de diamètre), parfumées. Pétales bleu azur, étamines bleu violacé et anthères jaunes. De juin à septembre.
  • Qualités : Particulièrement florifère et parfumé, élégant et bien indiqué pour la culture en grand bac.

Plantation du nénuphar

Plantation du nénuphar

Colour your Life/CC BY NC ND 2.0/Flickr

Où le planter ?

Installez votre nénuphar dans un bassin bien ensoleillé : il doit recevoir les rayons du soleil pendant un minimum de 6 heures par jour pour fleurir abondamment. Il est préférable de le placer à l’abri du vent et d’éviter la proximité d’un jet d’eau qui nuirait à sa croissance. Si la taille de votre bassin le permet, vous pouvez associer plusieurs nénuphars et jouer sur les couleurs. Prévoyez une surface moyenne de 1 m2 pour chacun d’eux.

Sur la terrasse, l’exposition doit aussi être bien ensoleillée. Utilisez un grand contenant, du type barrique en bois doublée de liner en plastique, de 1 m de diamètre et 0,40 m de profondeur au minimum. Il ne recevra évidemment qu’un nénuphar.

Les nénuphars exotiques donnent les meilleurs résultats cultivés dans de tels contenants, placés dans une serre d’hiver ou une grande véranda orientée au Sud. Ils peuvent toutefois prendre place à l’extérieur, dans les mêmes conditions que les nénuphars rustiques, à condition d’être rentrés en hiver.

Quand planter le nénuphar ?

Il peut être mis en place entre la mi-mars et la fin du mois de septembre.

Il faut attendre le mois de mai, voire juin en région continentale, pour planter les nénuphars exotiques.

Comment le planter ?

En bassin artificiel, les nénuphars sont plantés dans des poches de terre aménagées au fond du bassin ou dans des paniers spécialement conçus pour les plantes aquatiques. Vous pouvez aussi utiliser de grands pots en plastique (50 cm de diamètre pour les plus grandes variétés, 25 cm pour les nénuphars nains) à condition qu’ils soient percés de trous, ce qui permettra une bonne humidification de la terre qu’ils contiennent. La plantation en paniers et en pots, très maniables, permet de limiter plus facilement l’expansion des nénuphars.

  • Garnissez aux 2/3 les paniers et pots de terre argileuse, si vous en avez, ou de terreau pour plantes aquatiques, lui aussi composé en grande partie de terre argileuse. N’utilisez jamais un terreau classique, trop léger et risquant de se disperser dans l’eau à l’installation, et surtout beaucoup trop riche en azote, ce qui conduirait le nénuphar à émettre beaucoup de feuilles et à ne pas fleurir, et ce qui favoriserait la prolifération d’algues.
  • Plantez un seul pied par panier ou pot : le nénuphar étant très vigoureux, il va vite coloniser tout le volume. Installez le rhizome en oblique dans la terre argileuse, le bourgeon terminal vers le haut. Étalez bien les racines. Recouvrez de terre de manière que le bourgeon terminal ne soit pas recouvert de terre. Veillez aussi à ne pas casser les racines, qui sont assez fragiles. Ajoutez une ou deux pastilles d’engrais longue durée spécialement conçu pour les plantes aquatiques (type Osmocote, pauvre en azote mais riche en potasse, pour favoriser la floraison). Encore une fois, n’utilisez pas un engrais classique pour plantes aériennes, il entraînerait une production excessive de feuilles.
  • Faites tremper le panier ou le pot dans une bassine d’eau pour bien imbiber la terre. Cela permettra qu’elle colle bien aux racines. Recouvrez de gravier ou de cailloux si vous possédez des poissons, pour qu’ils ne puissent pas fouiller la terre.
  • Installez le panier ou le pot directement à la profondeur adéquate. Le nénuphar montrera ses premières feuilles au bout de quelques semaines. Dans le cas des plantations les plus profondes (1 m et plus), il est conseillé d’abaisser progressivement la profondeur de plantation au fur et à mesure de la croissance des feuilles, celle-ci en sera favorisée. Faites deux paliers : posez le panier ou le pot d’abord à 0,40 m de profondeur, puis, quand les feuilles ont poussé jusqu’à la surface, à la profondeur définitive.

Culture et entretien du nénuphar

Culture et entretien du nénuphar

Tony Rodd/CC BY NC SA 2.0/Flickr

Les nénuphars rustiques ne demandent qu'un entretien réduit. Il est inutile de protéger le rhizome ou de le sortir de l'eau pendant l'hiver, quelle que soit votre région, car il est parfaitement rustique.

  • Au printemps, enfoncez dans la terre une ou deux pastilles d'engrais spécial plantes aquatiques.
  • Au cours de l'été, supprimez quelques feuilles si la surface couverte de feuillage prend trop d'ampleur : elle ne doit pas excéder les 2/3 de la surface totale du bassin.
  • À l'automne, supprimez toutes les feuilles jaunies, cela évitera qu'elles pourrissent dans l'eau et ralentira l'envasement du bassin ou l'apparition d'algues.

Les nénuphars exotiques demandent les mêmes soins que les espèces et variétés rustiques. Ils ont toutefois besoin d'une fertilisation plus fréquente : apportez de l'engrais de longue durée trois fois dans la saison : au printemps, en début d'été et en fin d'été.

Quand ils sont cultivés en extérieur, vous devez les hiverner :

  • Attendez le plus tard possible, c'est-à-dire la fin du mois d'octobre ou de novembre, selon votre région, sauf vague de froid précoce, pour retirer les nénuphars exotiques du bassin.
  • Placez les paniers dans de grands conteneurs (de type grande poubelle) maintenus à la lumière et au chaud : la température ne doit pas descendre au-dessous de 10 °C durant tout l'hiver. Vous pourrez installer avec eux les jacinthes et laitues d'eau qui ne résistent pas au froid. Vous replacerez toutes ces plantes frileuses au bassin extérieur quand les températures remonteront, en mai ou juin.

Maladies, nuisibles et parasites

Les nénuphars sont prisés des pucerons noirs, qui peuvent pulluler en fin de printemps et recouvrir les tiges et les hampes florales au-dessus de l'eau. Ils ne sont pas dangereux pour la plante, mais en très grand nombre, ils l'affaiblissent en se nourrissant de sa sève et peuvent lui transmettre des maladies. La solution la plus simple pour vous en débarrasser est de maintenir pendant quelques minutes les feuilles sous l'eau, le temps de les noyer.

Les nénuphars peuvent être victimes d'attaques de galéruque, un petit coléoptère dont les larves creusent des galeries dans les feuilles. Les femelles pondent quand les températures augmentent, fin mai-début juin. Les œufs sont faciles à repérer, de couleur jaune et regroupés en petits paquets. Détruisez-les régulièrement en les écrasant, vous éviterez les proliférations. Si vous n'y parvenez pas, il existe des traitements bio spécialement conçus pour les bassins, à base de Bacillus thuringiensis, à appliquer sur les feuilles.

La pyrale du nénuphar peut aussi faire quelques dégâts, qui nuisent rarement à l'esthétique ou à la santé des plantes. Si tel est le cas toutefois, traitez au Bacillus thuringiensis. L'œuvre de la chenille constitue une belle « leçon de choses » à montrer aux enfants : elle découpe un morceau de feuille ovale, très régulier, et s'en sert de couverture, ce qui lui permet de se cacher efficacement. C'est dans cette cachette que la nymphe fait sa métamorphose.

Les moisissures et pourritures, qui se manifestent par des taches jaunes sur les feuilles, virant bientôt au noir et faisant mourir les feuilles, sont souvent le signe de conditions de culture défavorables. Certaines variétés sont plus sensibles que d'autres, les blanches semblent les plus résistantes. Une fois la pourriture installée, il est bien difficile de sauver la plante, même avec des traitements cryptogamiques. Il vaut mieux agir en préventif : installer le bassin au soleil, ne pas planter trop serré, ne pas recouvrir le bourgeon terminal de terre à la plantation, vérifier le pH de l'eau qui ne doit pas être trop acide ou trop basique, etc.

Les ragondins peuvent faire des dégâts importants dans vos nénuphars si vous habitez dans une région où ces animaux sont présents en nombre.

Multiplication du nénuphar

Multiplication du nénuphar

Diego Sideburns/CC BY NC ND 2.0/Flickr

Le semis est une opération délicate réservée aux professionnels, et en particulier aux hybrideurs, car cette étape est indispensable à l'obtention de nouvelles variétés. Seule la division de rhizome est à la portée des jardiniers amateurs. Moyennant quelques précautions, elle donne de très bons résultats.

Quand diviser le nénuphar ?

Vous devez diviser vos nénuphars quand ils commencent à moins fleurir, et que les feuilles se multiplient et se chevauchent à la surface de l'eau, généralement tous les 3 ou 4 ans. N'attendez pas trop longtemps, car les nénuphars deviennent vite envahissants… Si vous les laissez se développer quelques années de trop, vous ne retrouverez plus votre panier, qui aura éclaté sous la pression des racines, mais un enchevêtrement de rhizomes et de racines bien difficile à découper en morceaux.

Les périodes les plus favorables sont le printemps et la fin de la floraison, mais il vaut mieux attendre celle-ci pour aller chercher les paniers au fond de l'eau… Travailler dans une eau assez chaude est plus agréable !

Comment diviser le nénuphar ?

Après avoir sorti le panier de l'eau, sortez délicatement le rhizome. Passez-le sous l'eau pour bien distinguer le rhizome principal, les rhizomes secondaires, les racines et les bourgeons.

  • Coupez des bouts de rhizome de 8 à 10 cm de long, choisissez en particulier les extrémités des rhizomes secondaires. Chaque morceau doit comporter un bourgeon terminal (un départ de feuilles) en bon état et quelques racines.
  • Replantez un bout de rhizome dans un panier, comme décrit précédemment. Réinstallez-le à la place du précédent. Offrez les plus beaux des autres morceaux à vos voisins… Et jetez le reste.

Les nénuphars exotiques comportent des sortes de bulbes émettant des bulbilles au cours de leur développement. Ce sont ces bulbes et bulbilles qu'il faut séparer et replanter.

Conseils écologiques

Il est conseillé de surveiller régulièrement le pH de l'eau au début de l'installation du bassin, quand l'écosystème n'est pas encore établi : faire un test toutes les semaines. Il vaut mieux continuer à le surveiller par la suite dans le cas des bassins de petite taille, à l'équilibre plus précaire du fait de leur faible volume d'eau : tester l'eau chaque année en début de saison.

Une eau trop acide (pH inférieur à 8) peut favoriser la pourriture des rhizomes de nénuphar, alors qu'une eau trop basique (pH supérieur à 8) peut entraîner le développement d'algues filamenteuses qui vont asphyxier le bassin. Des tests colorimétriques à base de réactifs chimiques sont disponibles en magasins spécialisés : les plus simples se présentent sous forme de simples bandes, les plus précis en fioles contenant divers réactifs liquides.

Si l'eau est trop acide, vous pouvez ajouter de la dolomie, une roche calcaire réduite en poudre. Elle est disponible chez les pépiniéristes spécialisés dans les nénuphars. Si l'eau est au contraire trop basique, vous pouvez laisser tremper dans l'eau de la tourbe blonde (maintenue dans un filet).

Un peu d’histoire…

Deux espèces de nénuphar étaient sacrées dans l'Égypte ancienne : Nymphea caerulea et N. lotus, surnommées « lotus sacré » par les Égyptiens, et stylisées sur de nombreuses fresques et sur les chapiteaux des temples. Ouvrant leurs fleurs le matin et les refermant le soir, ces nénuphars représentaient sur Terre le dieu du soleil, Râ. Leurs rhizomes étaient utilisés pour leurs propriétés médicinales et consommés cuits, comme nos pommes de terre.

Ne confondez pas ces nénuphars d'Égypte avec le vrai lotus, Nelumbo nucifera, lui aussi apprécié des Égyptiens. Et faites appel à vos souvenirs d'enfance : la notoriété du nénuphar bleu (Nymphea caerulea) est parvenue jusqu'à nous, sous forme de bande dessinée ! C'est le fameux « lotus bleu » des aventures de Tintin…

L'orthographe du mot « nénuphar » a évolué au cours des siècles et a donné lieu à des polémiques entre linguistes distingués. De 1762 à 1935, l'Académie française écrivait « nénufar », puis elle est passée au « ph », pour se rapprocher de l'appellation botanique Nymphea. Mais en 1990, elle a proposé de revenir à l'écriture première, plus conforme à l'origine arabo-persane du mot, et en remontant plus loin, au mot sanscrit nehn-ufar signifiant « la fleur de lotus bleu ». Finalement, les rectifications orthographiques du français de l'année 1990 ont épargné le nénuphar qui a gardé son « ph » grec.

La plupart des nénuphars proposés en jardineries et en magasins spécialisés sont des variétés hybrides issues de la sélection horticole. C'est Joseph Bory Latour-Marliac qui se lança le premier dans l'hybridation entre la seule espèce alors disponible en Europe, aux fleurs blanches, et d'autres espèces rustiques provenant d'Amérique du Nord, dans le but d'obtenir des coloris inédits. En 1875, il ouvrit la première pépinière spécialisée dans les nénuphars et commença à proposer diverses variétés, allant du jaune paille au rouge cramoisi.

Ses spécimens firent sensation à l'Exposition universelle de 1889 (où fut aussi présentée la tour Eiffel). Les nénuphars hybrides obtinrent le premier prix dans leur catégorie et attirèrent l'attention de Claude Monet, immédiatement sous le charme de leurs couleurs étonnantes. Cette découverte est à l'origine du fleurissement des bassins de Giverny… et des fameux tableaux Les Nympheas. Claude Monet commanda de nombreux nénuphars à Joseph Bory Latour-Marliac, certaines variétés disponibles à cette époque sont encore vendues de nos jours.

La pépinière de Latour-Marliac existe toujours, au Temple-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne. Elle a changé de propriétaire mais continue d'être une référence dans le domaine des nénuphars (et des lotus), tant pour le choix de variétés proposées que pour les conseils prodigués.



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