Stewartia

Stewartia en résumé

Dénomination

  • Nom(s) commun(s)

    Stuartie

  • Nom(s) latin(s)

    Stewartia

  • Famille

    Théacées

  • Type(s) de plante

    Arbre ▶ Arbre à fleurs

    Arbuste ▶ Arbuste à fleurs

    Plante ornementale ▶ Plante à feuillage décoratif | Plante à fruits décoratifs

Esthétique

  • Couleur des fleurs

  • Couleur des feuilles

  • Feuillage Persistant : Le feuillage dure toute l'année.
    Semi-persistant ou semi-caduc : La plante conserve une partie de son feuillage toute l'année.
    Caduc : La plante perd ses feuilles à l'automne.
    Pour en savoir plus

    Persistant Caduc
  • Forme

    Buissonnant
    Ouvert ou divergeant
  • Hauteur à maturité La hauteur à maturité est la hauteur à laquelle la plante s'élève naturellement quand elle bénéficie des conditions les plus favorables.
    La plante pourra prendre du temps pour atteindre cette hauteur, en fonction de la vitesse de sa croissance.
    La plante pourra aussi ne jamais atteindre sa hauteur à maturité, si elle est taillée régulièrement, ou si elle n'est pas cultivée dans les conditions optimales pour sa croissance.
    Pour en savoir plus

    2 à 10 m et +
  • Largeur à maturité

    2 à 6 m

Jardinage

  • Entretien Facile : La plante ne nécessite pas de soin particulier, ou des soins très simples.
    Modéré : La plante nécessite des soins réguliers ou un peu de pratique en jardinage.
    Difficile : La plante nécessite des soins importants et un savoir-faire en jardinage.
    Pour en savoir plus

    Modéré
  • Besoin en eau Le besoin en eau de la plante peut être assuré par la pluie, l'humidité naturelle du sol ou l'arrosage. Pour évaluer l'arrosage nécessaire, il faut aussi prendre en compte la température ambiante, à cause de l'évaporation, et de la capacité du sol à retenir l'eau.
    Faible : Pour une plante d'intérieur, arroser tous les mois. Pour une plante d'extérieur, elle supporte bien la sécheresse.
    Moyen : Pour une plante d'intérieur, arroser toutes les semaines ou toutes les deux semaines. Pour une plante d'extérieur, elle aura besoin d'apports d'eau avant que le sol sèche.
    Important : Pour une plante d'intérieur, arroser plusieurs fois par semaine. Pour une plante d'extérieur, il lui faut des apports d'eau abondants et réguliers.
    Pour en savoir plus

    Moyen
  • Croissance Lente : La plante atteint sa maturité en plusieurs décennies.
    Normale : La plante atteint sa maturité en quelques années.
    Rapide : La plante atteint sa maturité en quelques mois.
    Pour en savoir plus

    Lente
  • Multiplication La multiplication consiste à créer une nouvelle plante soi-même.
    Semis : La plante se reproduit par la plantation de graines.
    Pour en savoir plus
    Division : Une partie de la racine (rhizome, tubercule) sert à créer de nouvelles pousses.
    Pour en savoir plus
    Bouturage : Une branche est plantée en terre, où elle produit de nouvelles racines.
    Pour en savoir plus
    Marcottage : La branche n'est pas coupée de la plante mais elle est en partie enfouie dans la terre, où elle développe ses propres racines.
    Pour en savoir plus
    Greffe : Un fragment de plante est implanté sur une autre plante.
    Pour en savoir plus
    Impossible : Il n'est pas possible, pour un particulier, de multiplier sa plante. S'il en veut une autre, il lui faut l'acheter auprès d'un professionnel.

    Semis Bouturage Marcottage
  • Résistance au froid Résistante (rustique) : Plante résistante au gel.
    À protéger (semi-rustique) : Plante qui supporte la fraîcheur mais qui nécessite une protection contre le gel.
    À rentrer (fragile) : Plante qui craint le froid et qui doit être abritée pendant la saison froide.
    Pour en savoir plus

    Résistante
  • Type de sol Sol argileux : Terre lourde et collante quand elle est humide, qui durcit et craquelle en séchant.
    Sol calcaire : Terre claire et crayeuse, sèche l'été et boueuse l'hiver.
    Sol sableux : Terre légère, facile à travailler et qui retient mal l'eau.
    Sol caillouteux : Sol chargé de cailloux et pauvre en matières organiques.
    Humifère : Noire et facile à travailler, elle ressemble à la terre en forêt.
    Terre de bruyère : Sol acide (pH 4 à 5), sableux et riche en humus.
    Terreau : C'est facile, cette terre s'achète en magasin !
    Pour en savoir plus

    Sol sableux
  • PH du sol Le pH mesure l'acidité du sol.
    Sol alcalin : Le pH est supérieur à 7. Il s'agit principalement des sols calcaires.
    Sol neutre : Le pH est compris entre 6,5 et 7,2. La plupart des plantes y poussent correctement.
    Sol acide : Le pH est inférieur à 7. Il s'agit principalement des terres de bruyère.
    Pour en savoir plus

    Sol neutre Sol acide
  • Humidité du sol L'humidité du sol ne dépend pas de la pluie, mais de la manière dont le sol conserve l'eau ou non.
    Sol drainé : Sol frais mais où l'eau ne stagne pas.
    Sol humide : Sol où de l'eau stagne.
    Sol sec : Sol qui ne retient pas l'eau.
    Sol frais : Sol qui reste constamment humide (mais pas trempé). Pour en savoir plus

    Sol drainé Sol sec Sol frais
  • Densité

    0,5 pieds/m²

Emplacement

  • Exposition Soleil : La plante doit avoir du soleil direct toute la journée. En intérieur, c’est directement (moins d’1 m) devant une fenêtre orientée sud ou ouest.
    Mi-ombre : La plante doit avoir du soleil une partie de la journée seulement. En intérieur, c’est devant une fenêtre à l’est ou plus éloignée d’une fenêtre orientée sud ou ouest.
    Ombre : La plante doit être à l'ombre d'autres plantes. En intérieur, c’est le cas des pièces en hiver, des fenêtres au nord ou en partie occultées et quand la plante est loin de la fenêtre (+ de 2 m).
    Pour en savoir plus

    Mi-ombre
  • Utilisation extérieure

    Bosquet ou forêt Massif ou bordure Haie Plantation isolée Rocaille Talus
  • Plantation Pleine terre : La plante peut être plantée directement dans la terre.
    Bac, pot ou jardinière : La plante peut être plantée dans un bac. (Le volume du bac doit être adapté à la taille de la plante.)
    Pour en savoir plus

    Pleine terre
  • Climat

Plantation

JANVIER FÉVRIER MARS
AVRIL MAI JUIN
JUILLET AOÛT SEPT.
OCT. NOV. DÉC.

Floraison

JANVIER FÉVRIER MARS
AVRIL MAI JUIN
JUILLET AOÛT SEPT.
OCT. NOV. DÉC.

Taille

JANVIER FÉVRIER MARS
AVRIL MAI JUIN
JUILLET AOÛT SEPT.
OCT. NOV. DÉC.

Espèces et variétés de Stewartia

Presque toutes les espèces de Stewartia se distinguent par leurs couleurs automnales qui s'affichent à peu près dans cet ordre chronologique : S. serrata, S. malacodendron, S. pseudocamellia, S. rostrata, S. sinensis, S. monadelpha et S. ovata.

L'espèce rostrata s'hybride facilement, notamment avec sinensis, mais ces cultivars mettent parfois plus de 15 ans à fleurir. Attention aux plantes issues de semis, souvent peu conformes au type.

Espèces asiatiques

Stuartie, japanese stewartia (anglais) Stewartia pseudocamellia (syn. Stuartia p.)

Stewartia Stuartie,  japanese stewartia  (anglais)  Stewartia pseudocamellia  (syn.  Stuartia p .)
  • Végétation : Petit arbre conique atteignant 21 m (6 m sur 2 en culture) sur 8 m de large. Feuillage de 3-10 cm de long, soyeux à l'éclosion, vert foncé puis rouge feu à l'automne. Pétioles rouges. Écorce parcheminée rose gris beige.
  • Fleurs et fruits : Fleurs axillaires en coupe de 6 cm, aux pétales arrondis, fripés sur les bords et sépales allongés rose rouge, persistants. Étamines à filet jaune et anthère orange. Floraison fin juin-juillet. Fruits de 2 cm, vert pourpre décoratifs.
  • Qualités : Native du Japon (3 îles du Sud) et Corée du Sud. Croissance lente. Rustique jusqu'à -20 °C à l'âge adulte. Pour terrain acide et mi-ombre. Espèce la plus cultivée. Superbe écorce.

Stuartie de Corée, Stewartia koreana (syn. S. pseudocamellia Koreana Group, S. pseudocamellia var. koreana)

Stewartia Stuartie de Corée,  Stewartia koreana  (syn.  S. pseudocamellia  Koreana Group,  S. pseudocamellia var. koreana )
  • Végétation : Arbre de 15-20 m (5 sur 4 m en culture). Feuilles plus larges et moins soyeuses à l'éclosion que S. pseudocamellia, rougeâtres à l'automne. Écorce ressemblant à une peau de serpent.
  • Fleurs et fruits : Fleurs soyeuses plus évasées et grandes que chez S. pseudocamellia.
  • Qualités : Native de Corée. Primée par la Société Royale Horticole. Résiste à -20 °C.

Stuartie monadelphe, Stewartia monadelpha

Stewartia Stuartie monadelphe,  Stewartia monadelpha
  • Végétation : Arbre caduc atteignant 20 m mais le plus souvent arbustif de 3-5 m de haut sur 2-3 de large. Écorce lisse rouge cannelle qui se desquame en plaques jaune violacé. Petites feuilles de 3-8 cm, crénelées, vert foncé, à nervures soyeuses au revers, pubescentes à l'éclosion. Elles restent longtemps sur l'arbre virant au jaune rouge pourpre à l'automne.
  • Fleurs et fruits : Profusion de fleurs en mai-juin, de 2,5-4 cm, blanc pur à pétales bombés. Filets jaunes et anthères pourpres. Bractéoles vertes faisant penser à des papillons sur le bouton. Capsules ovales ligneuses et crochues de 2,5 cm de long.
  • Qualités : Originaire du Japon et de Corée. Résiste à -20 °C. Très belle écorce et floraison délicate.

Stewartia rostrata

Stewartia  Stewartia rostrata
  • Végétation : Arbre à port retombant de 5-10 m de haut sur 5 de large. Grandes feuilles dentées, rougeâtre au printemps puis écarlates à l'automne. Écorce ordinaire.
  • Fleurs et fruits : Floraison en mai en coupes blanches de 3-5 cm, à cœur jaune, avec des pétales parfois tachetés de rose tirant vers le blanc et des étamines jaunes. Sépales tordus. Boutons rosés entourés d'un calice rouge foncé. Fruits globuleux presque glabres et crochus, entourés de sépales cireux rouge sombre quand ils sont immatures, très ornementaux.
  • Qualités : Aire très étendue en Chine (du Henan- Hunan jusqu'à la mer de Chine). Pousse le long des ruisseaux, en forêts entre 600 et 1 500 m. Tolère assez bien le soleil mais fleurit plus longtemps à l'ombre. Indifférent au sol et rusticité de -20 °C. Croissance lente. Idéal pour petits jardins. Souvent vendu en Europe sous le faux nom de S. gemmata, synonyme de sinensis.

Stewartia rostrata 'Hulsdonk Pink'

Stewartia  Stewartia rostrata  'Hulsdonk Pink'
  • Végétation : Arbre caduc de 6 sur 4 m. Feuilles étroites, rouges à l'automne.
  • Fleurs et fruits : Boutons roses s'ouvrant en fleurs rose pâle en été.
  • Qualités : --

Stewartia sinensis (syn. S. gemmata)

Stewartia  Stewartia sinensis  (syn.  S. gemmata )
  • Végétation : Arbre de 6 m (9) sur 4 m à très belle écorce brun roux violacé se pelant en lambeaux. Feuilles elliptiques rouge orangé à l'automne.
  • Fleurs et fruits : Fin juin, fleurs blanches parfumées de 5 cm de large. Fruits rouge sombre en automne.
  • Qualités : Natif de Chine. Résiste à -20 °C. Reçu le prix de la Société Royale Horticole. Très belle écorce.

Espèces nord-américaines

Camélia soyeux, silky camellia, Virginia stewartia, Stewartia malacodendron

Stewartia Camélia soyeux,  silky camellia ,  Virginia stewartia ,  Stewartia malacodendron
  • Végétation : Buisson caduc de 4 m de haut parfois 9 m. Feuilles minces, vert frais pubescentes au dessus et glabres au revers. Rameaux glabres, gris crevassé. Bourgeons velus.
  • Fleurs et fruits : Floraison spectaculaire entre mai et juillet. Larges fleurs blanches de 7-10 cm ornées d'une délicate couronne d'étamines pourpres. Pistil parfois dépourvu de style.
  • Qualités : Originaire du sud-est des États-Unis (de la Virginie à la Floride, Arkansas, Louisiane Texas), dans les lieux frais et ombragés. Couleurs automnales décevantes. Réclame un été chaud pour supporter les gelées printanières.

Mountain stewartia (anglais), Stewartia ovata (syn. Stuartia ovata, S. pentagyna)

Stewartia  Mountain stewartia  (anglais),  Stewartia ovata  (syn.  Stuartia ovata, S. pentagyna )
  • Végétation : Arbrisseau caduc de 2,50 m à écorce écailleuse gris orange. Feuilles vert franc de 7-13 cm de long sur 3-6 de large, duveteuses au revers, jaune vif en automne. Pétioles ailés cachant les bourgeons.
  • Fleurs et fruits : Fleurs précédées de 1 seule bractéole, de 6-8 cm de diamètre, à bords crénelés et cœur jaune orangé. Étamines pourpre chez f. grandiflora dont la corolle atteint 12 cm..
  • Qualités : Natif du sud-est des États-Unis (de la Virginie à la Floride jusqu'au Mississippi). Arbre de sous-bois ou bords de ruisseaux. Très rustique (-29 °C).

Plantation du Stewartia

Plantation du <em>Stewartia</em>

Wendy Cutler/CC BY 2.0/Flickr

Où le planter ?

Pensez à laisser suffisamment d'espace autour des espèces asiatiques afin que les branches puissent se déployer à leur aise. Les espèces américaines au port plus arbustif et moins exigeantes en eau, apprécient de pousser au sein d'une haie ou parmi d'autres arbustes.

Choisissez un emplacement mi-ombragé avec seulement quelques heures de soleil direct ou sous une ombre tachetée. Une lisière de forêt, une rocaille ou un massif ombragé par un arbre ou un petit jardin mi-ombragé lui conviennent bien surtout que la croissance est en général assez lente. Le coin doit-être assez chaud, abrité des vents froids car les jeunes sujets sont assez sensibles au gel.

Les espèces asiatiques forment souvent plusieurs troncs lorsque la lumière est suffisante. Les espèces américaines tolèrent davantage les emplacements chauds (35 °C en été) et le soleil que les espèces asiatiques et sont plus exigeantes au niveau du drainage. Plantez sur butte au besoin si les étés sont humides et pensez qu'un manque de chaleur affecte l'aoûtement et nuit à la résistance au froid.

La terre de bruyère convient bien à cet arbre qui demande un sol acide ou neutre, humifère mais assez pauvre et frais notamment chez les essences asiatiques. Le Stewartia peut s'adapter aux sols argileux si vous ajoutez du compost à la plantation. évitez absolument les sols détrempés comme avec les autres plantes de terre de bruyère.

Quand planter le Stewartia ?

Au printemps, en mars-avril de préférence.

Comment planter ?

Choisissez un petit plant car le Stewartia est assez sensible aux transplantations. Creusez une fosse de 3 fois le diamètre de la motte. Apportez du compost et de la terre de bruyère si votre sol manque d'humus.

Attention à ne pas trop déranger les racines, ni enterrer la motte car l'enracinement doit rester assez superficiel.

Arrosez copieusement et paillez avec des feuilles mortes, des écorces ou aiguilles de pin.

Culture et entretien du Stewartia

Culture et entretien du <em>Stewartia</em>

Wendy Cutler/CC BY 2.0/Flickr

Continuez à arroser le plant pendant l'hiver s'il ne pleut pas suffisamment.

Maintenez un sol frais chez les espèces asiatiques. En cas de sécheresse prolongée, veillez à espacer les arrosages (copieux) pour obliger les racines à pousser en profondeur.

Pour les espèces américaines, il devient inutile d'arroser un plant bien installé.

En hiver, protégez le jeune plant par un voile d'hivernage.

Apportez du fumier de vache ou compost au pied à l'automne en sol sableux, sinon renouvelez le paillis d'aiguilles de pins chaque année pour maintenir l'acidité et améliorer la structure du sol.

Désherbez autour du plant pour éviter la concurrence des mauvaises herbes.

Taille du Stewartia

Il n'est pas nécessaire de tailler les espèces asiatiques, cependant la taille permet de leur conserver un port plus compact et de dégager le tronc pour mieux profiter de l'écorce.

Chez les espèces américaines, la plante développe plusieurs troncs qu'il est important de conserver car les troncs principaux meurent au bout de 10-15 ans. Vous supprimerez les troncs âgés pour stimuler la pousse des troncs secondaires.

Quand tailler ?

Après la floraison, environ tous les 3 ans.

Comment tailler ?

Appliquez une taille légère pour diminuer la longueur des pousses, ôtez le bois mort, dégager le tronc des essences asiatiques.

évitez de tailler les troncs secondaires des espèces américaines au risque de conduire à la mort du plant entier. ôtez seulement les tiges dépérissantes.

Maladies, nuisibles et parasites

Aucun parasite ni aucune maladie sérieuse n'affectent les Stewartia mis à part le risque de pourriture racinaire. Cependant, des gelées printanières tardives empêchent quelquefois la floraison.

Le feuillage a tendance à se chloroser (jaunir) en sol trop alcalin et à se nécroser en cas de sévères sécheresses.

Multiplication du Stewartia

Multiplication du <em>Stewartia</em>

Wendy Cutler/CC BY 2.0/Flickr

Le marcottage est plus facile à réaliser que le bouturage ou le semis. Dans l'ensemble, le Stewartia est assez difficile à multiplier, ce qui explique qu'il soit rare en pépinière et coûteux à l'achat.

Quand semer ?

Il semble que les espèces S. pseudocamellia, S. monadelpha et S. sinensis soient les plus faciles à semer. Les 2 premières présentent parfois des semis spontanés à leur pied mais la transplantation en pot est souvent un échec. La plante serait assez sensible à la qualité du substrat et à l'arrosage.

En septembre lorsque la capsule vire au brun, il est temps de récolter les graines car une exposition des graines supérieure à 48 h paraît nuire à leur fertilité. Une chaleur trop importante après la fécondation affecte également la formation des graines.

Vous pouvez essayer de semer de suite ou attendre avril-mai après avoir stratifié les graines.

Comment semer ?

Placez les graines dans du sable et posez une cloche par dessus ou placez sous châssis.

Deux procédés sont possibles pour exécuter le semis.

1- Semez les graines fraîches dans des pots de 1 l remplis d'un mélange de :

  • 50 % de compost, 20 % de d'écorces de pin 0-15 mm, 10 % de terre de bruyère, 10 % de perlite et 10 % de gravier d'aquarium pour les espèces asiatiques ;
  • 40 % de d'écorces de pin 0-15 mm, 20 % de compost, 20 % de sable du Rhin grossier, 10 % de terre de bruyère, 10 % de perlite pour les espèces américaines (S. malacodendron, S. ovata) ;

ou bien dans des couches superposées où alternent de la terre drainante et de fines écorces ou aiguilles de pin, à l'extérieur, et patientez 2 à 5 ans. Le semis en couche permet « d'oublier la culture », laisser faire la nature et évite les repiquages mal vécus mais les souris en font parfois leur repas.

2- Procédez à une stratification chaude de 3 mois en septembre-octobre puis une stratification froide de 3 mois également de façon à exécuter le semis sous châssis en avril-mai. La germination débute au bout de 5 mois mais peut demander 4 ans !

Pour les espèces asiatiques, maintenez le substrat constamment frais et augmentez l'arrosage en conséquence lorsque les premières plantules pointent.

Pour les espèces américaines, des conditions assez sèches sont nécessaires, d'ailleurs les plantules apprécient peu d'avoir leur feuillage et les jeunes pousses mouillés. Arrosez plutôt par le fond du pot dès que les jeunes racines sont assez développées. Certains pépiniéristes utilisent des pots sans fond avec un mélange très drainant pour arroser par submersion.

Fertilisez peu, avec un engrais foliaire très dilué 1 à 2 fois par mois.

Rempotez seulement après 1 an de croissance si possible un peu avant le printemps pour ne pas stresser les plantules et compromettre leur reprise.

Acclimatez progressivement les jeunes plants rempotés aux conditions du jardin : exposez-les davantage à la lumière dans un endroit frais et bien ventilé et arrosez moins régulièrement.

Quand bouturer ?

à la fin juin ou en juillet-août pour des boutures semi-aoûtées.

Comment bouturer ?

Réalisez des boutures de tiges herbacées (meilleure réussite) ou semi-aoutées.

Les boutures de bois tendre faites au printemps s'enracinent assez facilement mais il arrive fréquemment d'observer une perte de 50 % après le passage de l'hiver. L'espèce rostrata et ses hybrides sont les plus faciles à bouturer.

Choisissez si possible une plante-mère relativement jeune, âgée de 1 an et demi, et prélevez sur des pousses verticales ou des branches horizontales vigoureuses des rameaux de 10 cm.

Trempez leur base entaillée dans de l'hormone d'enracinement AIB (acide beta-indole butyrique) à faible concentration (2 000 ppm).

Piquez les boutures dans un mélange :

  • de 50 % de tourbe ou fibres de coco et 50 % de perlite pour les Stewartia asiatiques et placez à l'étouffée sous plastique, avec humidification du feuillage et à l'ombre ou sous brouillard ;
  • de 33 % de tourbe, 33 % de perlite et 33 % de fines écorces de pin pour les Stewartia américains, et placez à l'étouffée en arrosant par le sol.

Fertilisez 1 à 2 fois par mois avec un engrais foliaire très dilué.

Vers le début du mois d'août, après avoir contrôlé que la bouture présente plus de 3 racines ramifiées, rempotez-la dans le même substrat que pour le semis. Les autres boutures ne seront pas dérangées avant le printemps suivant.

Placez les plants rempotés sous une toile d'ombrage 70 % en pot ou en couche en situation fraîche et bien ventilée jusqu'aux premières gelées.

Hivernez les jeunes plants à l'abri du gel en veillant à la ventilation et en réduisant pas mal l'arrosage.

Vers la fin février, exposez les plants à davantage de lumière et de chaleur pour les amener à débourrer.

Conservez les plants à l'abri du gel au moins pendant 3 ans.

Quand marcotter ?

En septembre.

Comment marcotter ?

Réalisez un marcottage par couchage en choisissant une branche jeune et souple de la base du plant. Enterrez une portion de branche à 10 cm de profondeur et redressez la dernière partie du rameau sur au moins 20 cm de longueur.

Blessez légèrement la partie enterrée et entourez la zone de tourbe avant de l'enterrer.

La séparation de la marcotte exige généralement 2 ans.

Conseils écologiques

Les espèces américaines sont considérées comme vulnérables ou en voie de disparition notamment dans l'état de Géorgie qui a été victime d'une sévère sécheresse. Les populations souffrent aussi de consanguinité. En Chine, il est probable que les populations soient aussi en danger face à la dégradation de l'habitat due à l'agriculture, la déforestation et l'exploitation minière.

En consommant les capsules, la mésange (Poecile atricapillus) ou la sitelle (Sitta carolinensis) participent à la dissémination des graines de Stewartia aux états-Unis

Stewartia pseudocamellia pousse au Japon entre 175 et 1 450 m d'altitude, dans des forêts touffues mixtes en mélange avec divers érables, Clethra barbinervis, Enkianthus campanulatus, les chênes Quercus acuta, Q. serrata et le pin Pinus densiflora. En Corée du Sud, Stewartia koreana côtoie aussi divers érables ainsi que des viornes (Viburnum), Aralia elata et l'hortensia Hydrangea serrata. étant donné leur variabilité, la distinction entre ses 2 espèces ou formes est parfois contestée d'où l'idée de désigner l'essence coréenne sous le nom de S. pseudocamellia Koreana Group.

L'un des plus vieux spécimens cultivé de Stewartia pseudocamellia, âgé de 90 ans, se trouve à l'Arnold Arboretum de l'université de Harvard (Boston). Il est un descendant direct des collections coréennes rapportées par Ernest Wilson en 1918. Ceci atteste de l'excellente rusticité de l'espèce.

Un peu d'histoire…

Le genre est évoqué pour la première fois en Virginie par le révérend John Clayton en 1687. La première description de cet espèce faite par John Mitchell parvient en Angleterre depuis la Virginie en 1741. Le naturaliste Mark Catesby sème des graines de S. malacodendron en 1737 au Fulham Garden à Londres qui fleuriront en 1742. C'est alors que John Stuart qui participe à la fondation du jardin de Kew, bénéficie de quelques plants. La première floraison s'annonce à Kew en 1766 comme l'écrit Peter Collinson à son confrère américain John Bartram.

Carl von Linné acquiert des spécimens séchés et décide en 1753 d'honorer la mémoire de John Stuart (1713-1792), 3e comte de Bute et premier ministre anglais en lui donnant son nom. Ce botaniste émérite travaille sur la flore britannique et publie Botanical Tables Containing the Families of British Plants en 1785. Mais une erreur de transcription conduit Linné à attribuer le nom de Stewartia au lieu de Stuartia. On remédie à l'erreur au xixe mais le Code de la nomenclature moderne valide finalement le nom d'origine.

Pseudocamellia signifie en latin « qui ressemble au camélia » tandis que sinensis veut dire « chinois », malacodendron vient du grec malakos, mou et dendron, arbre. Antonio Jose Cavanilles (1745-1804 ) s'intéressant à la famille des Théacées, sépare le nom de Stewartia malacodendron en 2 genres Stewartia et Malacodendron pour différencier le premier à style unique (peut-être 5 réunis en 1 seul) du second doté de 5 styles. La classification moderne a finalement validé la décision de Linné qui les avait réunis sous le même genre.



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