Encephalartos

Encephalartos en résumé

Dénomination

  • Nom(s) commun(s)

    Encéphalartos

  • Nom(s) latin(s)

    Encephalartos

  • Famille

    Zamiacées

  • Type(s) de plante

    Arbre ▶ Palmier

    Plante ornementale ▶ Plante à feuillage décoratif | Plante à fruits décoratifs

Esthétique

  • Couleur des fleurs

  • Couleur des feuilles

  • Végétation Vivace : Plante qui vit plus de deux ans.
    Annuelle : Plante qui vit moins d'un an.
    Bisannuelle : Plante dont le cycle de vie dure deux années. La première année, la plante se développe ; la seconde année, elle donne fleurs et fruits, puis elle meurt.
    Pour en savoir plus

    Vivace
  • Feuillage Persistant : Le feuillage dure toute l'année.
    Semi-persistant ou semi-caduc : La plante conserve une partie de son feuillage toute l'année.
    Caduc : La plante perd ses feuilles à l'automne.
    Pour en savoir plus

    Persistant
  • Forme

    Buissonnant
    Palme ou parasol
  • Hauteur à maturité La hauteur à maturité est la hauteur à laquelle la plante s'élève naturellement quand elle bénéficie des conditions les plus favorables.
    La plante pourra prendre du temps pour atteindre cette hauteur, en fonction de la vitesse de sa croissance.
    La plante pourra aussi ne jamais atteindre sa hauteur à maturité, si elle est taillée régulièrement, ou si elle n'est pas cultivée dans les conditions optimales pour sa croissance.
    Pour en savoir plus

    0,60 à 10 m
  • Largeur à maturité

    1 à 3 m

Jardinage

  • Entretien Facile : La plante ne nécessite pas de soin particulier, ou des soins très simples.
    Modéré : La plante nécessite des soins réguliers ou un peu de pratique en jardinage.
    Difficile : La plante nécessite des soins importants et un savoir-faire en jardinage.
    Pour en savoir plus

    Difficile
  • Besoin en eau Le besoin en eau de la plante peut être assuré par la pluie, l'humidité naturelle du sol ou l'arrosage. Pour évaluer l'arrosage nécessaire, il faut aussi prendre en compte la température ambiante, à cause de l'évaporation, et de la capacité du sol à retenir l'eau.
    Faible : Pour une plante d'intérieur, arroser tous les mois. Pour une plante d'extérieur, elle supporte bien la sécheresse.
    Moyen : Pour une plante d'intérieur, arroser toutes les semaines ou toutes les deux semaines. Pour une plante d'extérieur, elle aura besoin d'apports d'eau avant que le sol sèche.
    Important : Pour une plante d'intérieur, arroser plusieurs fois par semaine. Pour une plante d'extérieur, il lui faut des apports d'eau abondants et réguliers.
    Pour en savoir plus

    Moyen , à vaporiser
  • Croissance Lente : La plante atteint sa maturité en plusieurs décennies.
    Normale : La plante atteint sa maturité en quelques années.
    Rapide : La plante atteint sa maturité en quelques mois.
    Pour en savoir plus

    Lente
  • Multiplication La multiplication consiste à créer une nouvelle plante soi-même.
    Semis : La plante se reproduit par la plantation de graines.
    Pour en savoir plus
    Division : Une partie de la racine (rhizome, tubercule) sert à créer de nouvelles pousses.
    Pour en savoir plus
    Bouturage : Une branche est plantée en terre, où elle produit de nouvelles racines.
    Pour en savoir plus
    Marcottage : La branche n'est pas coupée de la plante mais elle est en partie enfouie dans la terre, où elle développe ses propres racines.
    Pour en savoir plus
    Greffe : Un fragment de plante est implanté sur une autre plante.
    Pour en savoir plus
    Impossible : Il n'est pas possible, pour un particulier, de multiplier sa plante. S'il en veut une autre, il lui faut l'acheter auprès d'un professionnel.

    Semis Division
  • Résistance au froid Résistante (rustique) : Plante résistante au gel.
    À protéger (semi-rustique) : Plante qui supporte la fraîcheur mais qui nécessite une protection contre le gel.
    À rentrer (fragile) : Plante qui craint le froid et qui doit être abritée pendant la saison froide.
    Pour en savoir plus

    Résistante Moyenne Fragile
  • Type de sol Sol argileux : Terre lourde et collante quand elle est humide, qui durcit et craquelle en séchant.
    Sol calcaire : Terre claire et crayeuse, sèche l'été et boueuse l'hiver.
    Sol sableux : Terre légère, facile à travailler et qui retient mal l'eau.
    Sol caillouteux : Sol chargé de cailloux et pauvre en matières organiques.
    Humifère : Noire et facile à travailler, elle ressemble à la terre en forêt.
    Terre de bruyère : Sol acide (pH 4 à 5), sableux et riche en humus.
    Terreau : C'est facile, cette terre s'achète en magasin !
    Pour en savoir plus

    Sol argileux Sol sableux Sol caillouteux Humus
  • PH du sol Le pH mesure l'acidité du sol.
    Sol alcalin : Le pH est supérieur à 7. Il s'agit principalement des sols calcaires.
    Sol neutre : Le pH est compris entre 6,5 et 7,2. La plupart des plantes y poussent correctement.
    Sol acide : Le pH est inférieur à 7. Il s'agit principalement des terres de bruyère.
    Pour en savoir plus

    Sol neutre Sol acide
  • Humidité du sol L'humidité du sol ne dépend pas de la pluie, mais de la manière dont le sol conserve l'eau ou non.
    Sol drainé : Sol frais mais où l'eau ne stagne pas.
    Sol humide : Sol où de l'eau stagne.
    Sol sec : Sol qui ne retient pas l'eau.
    Sol frais : Sol qui reste constamment humide (mais pas trempé). Pour en savoir plus

    Sol drainé Sol sec
  • Toxicité

  • Densité

    0,5 pied/m²

Emplacement

  • Exposition Soleil : La plante doit avoir du soleil direct toute la journée. En intérieur, c’est directement (moins d’1 m) devant une fenêtre orientée sud ou ouest.
    Mi-ombre : La plante doit avoir du soleil une partie de la journée seulement. En intérieur, c’est devant une fenêtre à l’est ou plus éloignée d’une fenêtre orientée sud ou ouest.
    Ombre : La plante doit être à l'ombre d'autres plantes. En intérieur, c’est le cas des pièces en hiver, des fenêtres au nord ou en partie occultées et quand la plante est loin de la fenêtre (+ de 2 m).
    Pour en savoir plus

    Soleil
    Mi-ombre
  • Utilisation intérieure

    Serre chaude
  • Utilisation extérieure

    Balcon ou terrasse Bosquet ou forêt Massif ou bordure Plantation isolée Rocaille Talus
  • Plantation Pleine terre : La plante peut être plantée directement dans la terre.
    Bac, pot ou jardinière : La plante peut être plantée dans un bac. (Le volume du bac doit être adapté à la taille de la plante.)
    Pour en savoir plus

    Pleine terre Bac, pot ou jardinière
  • Climat

Plantation

JANVIER FÉVRIER MARS
AVRIL MAI JUIN
JUILLET AOÛT SEPT.
OCT. NOV. DÉC.

Floraison

JANVIER FÉVRIER MARS
AVRIL MAI JUIN
JUILLET AOÛT SEPT.
OCT. NOV. DÉC.

L'Encephalartos est une plante primitive aux allures de fougère arborescente. Il forme pendant de très longues années une grosse touffe feuillée jusqu'à 2-3 m de diamètre près du sol sur un « tronc » sphérique qui grossit en diamètre. Puis le stipe, appelé aussi caudex, s'allonge parfois en conservant le diamètre de la boule jusqu'à atteindre 3 à 15 m de haut couronné par les feuilles. Il est formé de la superposition des pétioles disposés en spirale comme dans le cas des palmiers ou des fougères arborescentes, ce qui explique sa croissance généralement lente.

Cette grosse tige, dite « pachycaule », capable de mesurer 40 à 100 cm de diamètre, peut aussi être souterraine, s'enfonçant dans le sol grâce à un stipe contractile qui permet au méristème caulinaire de rester sous la surface du sol. Il arrive que des rejets paraissent à la base d'un stipe qui a disparu formant ainsi une large souche. La racine est épaisse, charnue, voire tubéreuse. Des racines adventives naissent parfois sous forme de moignons à la base des rejets qui se forment en profondeur ou en hauteur sur le stipe.

Les feuilles persistantes et raides portent de part et d’autre du rachis des folioles assez coriaces parfois dentelées ou ciselées, terminées par une épine. La couleur des feuilles varie du gris clair au vert foncé. Les espèces réputées pour leur couleur argentée due à la cire qui recouvre les feuilles peuvent être plus vertes si elles sont élevées dans une serre humide ou plantées à l'ombre ou si vous les touchez avec le doigt. Les nouvelles feuilles émergent du cœur en même temps (on parle de flush), formant une couronne souvent plus argentée que les feuilles anciennes, voire pourpres. Les Encephalartos vivent souvent plusieurs centaines d'années.

Le genre est dioïque puisque les inflorescences mâles et femelles, souvent assez spectaculaires, se présentent sur des plants différents. Des cônes mâles paraissent seuls ou jusqu'à 4 en même temps, diffusant le pollen, tandis que les cônes femelles fusent au nombre de 1 à 3, mesurant jusqu'à 60 cm de long pour un poids de 36 kg. Ces cônes sont formés de feuilles modifiées appelées strobiles. Les cônes mâles ressemblent plus à des épis de maïs et les cônes femelles à des ananas. L'aspect de ces cônes permet souvent de distinguer les différentes espèces d'Encephalartos. La pollinisation se fait habituellement par les insectes notamment par les coléoptères et par le vent ou l'homme. Une forte odeur de vinaigre règne après que les cônes mâles ont commencé à flétrir.

Les fruits sont formés par les cônes femelles épaissis qui renferment après fécondation des graines recouvertes d'une chair comestible (le sarcotesta) souvent très colorée sous des écailles beige ou orange.

Espèces et variétés d'Encephalartos

Il existe beaucoup de variations de formes au sein d'une même espèce, aussi chaque sujet présente une apparence légèrement différente.

Encephalartos transvenosus

 Encephalartos transvenosus
  • Végétation : Atteint 12 m de haut avec un stipe orné de losanges atteignant 40-45 cm de diamètre. Feuilles presque verticales à leur sortie mesurant 1,50 à 2,50 m de long. Folioles de 16-25 cm de long sur 2,5-4,5 cm de large, épineuses au bout, à petites dents sur les bords, d'un joli vert brillant. Jeunes feuilles vert clair couvertes de poils bruns.
  • Fleurs et fruits : 2 à 4 cônes naissent au sommet. Les femelles peuvent atteindre 80 cm de long et peser 34 kg, ornés de graines rouges couronnées d'écailles beiges et oranges sur la tranche. Maturité en fin d'été. Cônes mâles de 30-40 cm.
  • Qualités : Originaire du Limpopo sur 2 collines entre 600 et 1 000 m d'altitude, près de Modjadji et Duivelskloof. Précipitations de l'ordre de 1 500 mm et beaucoup de brouillard. Étés frais et humides. Non rustique. Le plus rapide à croître (feuilles de 1 m de long en 4-5 ans). Espèce surveillée, mais non menacée. Vit 100 ans. Graines parfois consommées après traitement, mais causant souvent des empoisonnements.

Encephalartos ferox

 Encephalartos ferox
  • Végétation : Stipe jusqu'à 35 cm de diamètre souvent souterrain (1 m de haut parfois) et non ramifié. Feuilles pennées vert gris aux folioles bi ou trifurquées à l'état jeune, très épineuses en extrémité puis sur les bords lorsque la feuille est adulte. Les dents sont bien découpées et terminées par une épine.
  • Fleurs et fruits : 1 à 5 cônes femelles sessiles, orange rouge, parfois jaunes de 25-50 cm de long sur 20-40 cm de diamètre. 1 à 6 cônes mâles mesurant 40-50 cm sur 8-10 cm de large portés par un pédoncule de 3 cm. Graines couvertes de clair orange rouge, de 5 cm de long.
  • Qualités : Côte Sud du Mozambique et Nord du Natal, sur les dunes de sable et dans les forêts de conifères. Précipitations concentrées en été entre 1 000 et 1 250 mm/an. Décrit pour la première fois en 1851. Très populaire dans les jardins et pour la récolte de son amidon. Résistante au feu.

Cycas géant de kwango, encéphalartos de Laurent (Encephalartos laurentianus)

 Cycas géant de kwango, encéphalartos de Laurent (Encephalartos laurentianus)
  • Végétation : Atteint 8 à 15 m de haut pour un diamètre de stipe de 1 m. Le stipe se penche souvent avec l'âge. Feuilles vert bleuté de plus de 4 m de long pourvues de folioles à 3 dents épineuses terminales.
  • Fleurs et fruits : Cônes brun ocre portés par un long pédoncule.
  • Qualités : Originaire des forêts humides d'Angola et du Congo entre 450 et 550 m d'altitude. La plus imposante des espèces dont la croissance est très rapide. Résiste à -2 °C. Plante d'intérieur ou de patio sous climat doux en vente depuis 2005. Tolère le soleil, mais une situation lumineuse lui suffit.

Encephalartos lehmannii

 Encephalartos lehmannii
  • Végétation : Stipe brun sombre atteignant 1,80 m de haut avec des feuilles gris bleu dressées de 1,50 m aux folioles régulières longilignes bien relevées en V.
  • Fleurs et fruits : Cône femelle grenat contrastant avec le feuillage gris clair.
  • Qualités : Native de la province du Cap-Est en Afrique du Sud. Parmi les plus rustiques et résistantes à la sécheresse. Plein soleil et sol bien drainé. Résiste à -15 °C.

Encephalartos lehmannii 'Kirkwood Form'

 Encephalartos lehmannii  'Kirkwood Form'
  • Végétation : Feuilles plus arquées et plus longues que le type.
  • Fleurs et fruits : --
  • Qualités : Plus robuste que le type.

Encephalartos lehmannii 'Paardport Mountain Form'

 Encephalartos lehmannii  'Paardport Mountain Form'
  • Végétation : Feuilles encore plus arquées et folioles plus fines que 'Kirkwood Form'.
  • Fleurs et fruits : --
  • Qualités : --

Encephalartos lebomboensis

 Encephalartos lebomboensis
  • Végétation : Plante atteignant 4 m de haut, souvent rampante avec beaucoup de rejets au sol ou sur le stipe. Il existe une forme plus courte et robuste décrite par Piet Retief sur la rivière Pongola, à feuilles plus étroites. Couronne de feuilles vert clair à vert argenté de 1-1,50 m de long sur 25 cm de large. Folioles étroites lancéolées et serratées, bien séparées les unes des autres, très poilues à leur naissance.
  • Fleurs et fruits : Cônes femelles par 2 de 40-45 cm de long sur 25-30 cm de large, jaune abricot en forme d’œuf et sessiles. Écailles plates. 2e forme : cône femelle solitaire en forme de tonneau jaune crème. Cônes mâles dressés, sessiles, souvent solitaires jaunes à abricot de 45 cm de long sur 12-15 cm de large.
  • Qualités : Espèce souvent confondue avec E. senticosus qui se distingue par des cônes mâles pédonculés et en nombre. Native des montagnes du Lebombo au KwaZulu-Natal à Mananga au nord. Pousse sur les pentes le long des fleuves, en plein soleil. Pluviométrie de 625-750 mm/an. Hiver frais avec des brouillards fréquents. Plante xérophyte.

Encephalartos natalensis

 Encephalartos natalensis
  • Végétation : --
  • Fleurs et fruits : --
  • Qualités : Résiste à -15 ° C.

Encephalartos friderici-guilielmi

 Encephalartos friderici-guilielmi
  • Végétation : Stipe unique ou en touffe jusqu'à 3,50 m de haut et 60 cm de diamètre. Jeunes feuilles vert bleuté ou vert tendre. Couronne de feuilles rigides dressées à folioles étroites denses.
  • Fleurs et fruits : Peut produire jusqu'à 12 cônes mâles, 5-6 cônes femelles, couverts de poils denses brun pâle.
  • Qualités : Espèce native de la Province du Cap-Est. Un des plus rustiques (-15 °C).

Encephalartos longifolius

 Encephalartos longifolius
  • Végétation : Stipe atteignant 4,50 m de haut pourvu parfois de nombreux rejets à la base. Jeunes feuilles velues devenant vert foncé, glabres de 1 à 2 m de long, arquées en extrémité. Folioles étroites avec parfois 2-3 dents à la base, jusqu'à 20 cm de long, espacées, parfois superposées à bout épineux ou non.
  • Fleurs et fruits : Les cônes femelles vert olive sont les plus imposants d'Afrique du Sud ; souvent uniques ou par 2, ils pèsent jusqu'à 36 kg et mesurent 55 cm de long sur 40 cm de diamètre. 1 à 3 cônes mâles vert brun de 50 cm sur 15-20 cm de large.
  • Qualités : Première cycadale découverte par Carl Thunberg et F. Masson en 1772 dans le Cap-Est à Baviaanskloof, Groendal, Longmore, Addo, Zuurberg. Vit dans des zones très variées : sables acides du Fynbos, prairies, fourrés de succulentes, entre 200 et 1 500 m d'altitude, avec 300 à 1 250 mm de pluie. Plein soleil et bonne humidité selon la provenance.

Encephalartos woodii

 Encephalartos woodii
  • Végétation : Peut atteindre 6 m de hauteur avec une couronne de 50-150 feuilles. Grandes « palmes » de 1,50 -2,50 m de long vert sombre lustrées à folioles en faucille de 14 cm sur 25 mm de large.
  • Fleurs et fruits : Strobile mâle de 20-40 cm voire 120 cm de long sur 15-25 cm de diamètre, à bout arrondi, d'un beau jaune orangé. Un spécimen peut porter 6-8 cônes en même temps.
  • Qualités : Espèce éteinte dans la nature, originaire du KwaZulu-Natal, découverte en 1895, en bordure de forêt. Tous les spécimens vivants sont les clones issus de l'unique sujet mâle découvert.

Encephalartos altensteinii

 Encephalartos altensteinii
  • Végétation : Stipe écailleux beige clair atteignant 1,80 -3 m, souvent penché et avec de multiples rejets à la base. Touffe dense de feuilles courbes vert foncé brillantes de 1,80 m de long. Folioles lancéolées repliées vers le haut en V. Feuilles raides très peu épineuses.
  • Fleurs et fruits : 2 à 5 cônes mâles cylindriques ou 2 à 5 cônes femelles plus larges mesurant 45 cm de long de couleur jaune vert.
  • Qualités : Espèce native de la province de Cap-Est. Croit de 2,5 cm/an., 4,50 m à 100 ans. Une des plus robustes parmi les espèces à feuilles vertes. Convient au climat californien, soleil ou mi-ombre. Résiste à -15 °C. Un spécimen rapporté en 1775 au jardin de Kew par Francis Masson vit encore.

Encephalartos horridus

 Encephalartos horridus
  • Végétation : Stipe blanchâtre, en grande partie enterré, assez court en surface, 90 cm maximum sur 25 cm de large avec parfois des rejets à la base et laineux au sommet. Feuilles gris argenté à folioles assez étroites profondément divisées avec les dents épineuses de 2,5-4 cm partant dans différentes directions et plus ou moins arquées. Couronne de 90 cm de large en moyenne, mais variable selon l'exposition.
  • Fleurs et fruits : Cône femelle souvent unique de 25 à 40 cm bleu vert avec souvent du brun entre et sur les écailles. Cône mâle unique ou par 2, de même teinte mais plus fin et effilé à la base et au sommet. Le cône mâle demeure 3 à 6 mois sur la plante.
  • Qualités : Espèce native de la région du Cap-Est en Afrique du Sud. Parmi les plus populaires à feuilles grises (la couleur s'accentue au soleil), elle apprécie la chaleur, le soleil et tolère assez bien le gel. Devient plus compacte au soleil. Il existe des formes naines.

Plantation de l'Encephalartos

Plantation de l'<em>Encephalartos</em>

GorissenM/CC BY-SA 2.0/Flickr

Où le planter ?

Les plantes tolèrent peu le gel (-7 à -15 °C pour les plus résistantes) et nécessitent une serre chaude pour se maintenir. Cependant, il est permis d'observer des sujets en pleine terre (E. transvenosus, princeps, lehnmanii…) dans les jardins botaniques du sud de l'Europe comme en Espagne, Portugal ou Italie.

Ces plantes réclament avant tout un sol bien drainé comportant des éléments grossiers au ¾ et un peu d'humus ou d'argile.

Le plein soleil ne signifie pas la même chose sous un climat tropical ou subtropical qu'en climat méditerranéen. L'humidité y est beaucoup plus importante, souvent supérieure à 1 000 mm/an. Les formes lehmannii, transvenosus, trispinosa, horridus tolèrent assez bien des climats côtiers relativement secs à faibles gelées comme le climat méditerranéen ou sud-atlantique. Dans les zones plus désertiques, prenez soin d'installer l'Encephalartos exposé uniquement au soleil du matin ou sous une ombre légère toute la journée.

Dans une serre, le maximum de luminosité est souvent recommandé.

Quand planter l'Encephalartos ?

Au printemps de préférence.

Comment le planter en pot ?

Les substrats pour Encephalartos et autres Cycadales sont généralement constitués ainsi :

  • 1/4 de terreau forestier (évitez la tourbe ou le terreau du commerce).
  • 1/4 de pierre ponce ou pouzzolane.
  • 1/4 de sable grossier siliceux lavé.
  • 1/4 de perlite afin d'assurer un parfait drainage.

Le stipe ayant tendance à s'enfoncer dans le sol, évitez de le planter trop surélevé pour le faire paraître plus grand !

Enterrez environ 75 % de la hauteur du stipe, voire plus s'agissant de jeunes sujets, afin de favoriser son installation. La croissance est ensuite beaucoup plus rapide, car le stipe bénéficie d'une température plus constante échappant aux coups de chaud et de froid. Le mélange doit bien sûr présenter un très bon drainage soit une excellente porosité.

Évitez de laisser stagner de l'eau dans la coupelle sous le pot, car les racines sont très sensibles à l'excès d'humidité. La pourriture gagne insidieusement le stipe sans que le feuillage montre de signes alarmants jusqu'au jour où tout sèche subitement. Le caudex est alors complètement pourri.

Les plants élevés en conteneur ont tendance à grandir en hauteur avant d'avoir atteint le diamètre adulte du stipe. Les plants présentent alors un stipe assez fin qui a tendance à se courber.

En faisant pousser des sujets dans un petit conteneur, on obtient des bonsaïs.

Note : la qualité d'un plant offert à la vente s'exprime par le diamètre du stipe et non par sa hauteur, car des plants élevés en pot peuvent s'allonger avant de croître en largeur donnant une fausse idée de leur âge, mais aussi de la qualité des racines. Dépotez délicatement la plante avant l'achat pour vérifier la présence d'une motte bien constituée qu'il sera ensuite facile de rempoter classiquement.

Comment planter l'Encephalartos en pleine terre ?

Creusez un trou 3 fois plus large que la motte, de 60 cm de profondeur. Remplissez le trou d'eau et comptez le temps que met l'eau à s'évacuer. 1 à 2 h est une bonne durée, au-delà ajoutez des éléments grossiers (sable de rivière, graviers…) ou plantez sur une butte pour améliorer le drainage. Dans un climat pluvieux comme celui de la Floride, les espèces à feuillage argenté sont toutes plantées sur butte.

Culture et entretien de l'Encephalartos

Culture et entretien de l'<em>Encephalartos</em>

Leonora (Ellie) Enking/CC BY-SA 2.0/Flickr

Reprise et rempotage

Lors de la réception d'un plant d'Encephalartos, les conditions de reprise demandent une certaine attention. Si les racines ne dépassent pas 2,5 cm de long, commencez par rempoter la plante :

  • Vérifiez que les racines ne sont pas blessées sinon retaillez-les proprement, ôtez soigneusement les parties brunes ou beige.
  • Plongez les racines dans une solution fongicide et bactéricide éventuellement additionnée d'hormones de croissance (auxine).
  • Rempotez la plante dans de la perlite grossière pure.
  • Arrosez 2-3 fois durant la première semaine puis soyez plus restrictif. Ne laissez pas les racines stagner dans l'eau de drainage.
  • Au bout de 3 à 9 mois, parfois beaucoup plus, lorsque les racines sont bien rétablies, rempotez la plante dans le mélange mentionné dans « Comment planter ? » en enfonçant bien le stipe. Cette opération entraîne moins de stress si vous ôtez simplement les 7-15 premiers centimètres de perlite pour mettre le mélange qui va progressivement migrer vers le fond. Arrosez correctement pour chasser les bulles d'air et plomber la plante.
  • Recouvrez ensuite la surface du pot de 2-5 cm de graviers ou galets pour favoriser le drainage.

Arrosage

Les espèces à feuillage argenté sont xérophytes et souffrent facilement d'un excès d'eau. Préférez des arrosages moins fréquents, mais copieux à de fréquents arrosages en surface. Enfoncez le doigt à la surface du pot ; la terre doit être sèche sur 2 à 5 cm de profondeur selon la taille du plant, avant de procéder à un nouvel apport.

Fertilisation

En pleine terre, utilisez un fertilisant complet, de préférence à libération lente (agissant sur 3-6 ou 12 mois), de type N-P-K : 3-1-3 ou 3-1-2 + oligoéléments (magnésium, fer…). Épandez l'engrais sous toutes les feuilles à au moins 15 cm du stipe et non au sein de la couronne.

En pot, vous pouvez utiliser de l'engrais dilué à l'eau d'arrosage, uniquement pendant la croissance de nouvelles feuilles comme chez les palmiers.

Maladies, nuisibles et parasites

La naissance d'une nouvelle couronne de feuille indique parfois une carence en oligo-éléments lorsqu'elle est jaune. Il suffit de fertiliser la plante pour remédier au problème. En revanche, une couleur vert pourpre fréquente chez les espèces argentées ne doit pas vous alarmer.

Les cochenilles farineuses ou à bouclier sont les principaux parasites en serre. Traitez la plante avec une huile.

Dans la nature, les larves de papillons de nuit et les charançons creusent des galeries dans le stipe ou les cônes tandis que certaines fourmis et termites s'attaquent aux racines induisant de la pourriture.

La pourriture des racines est l'autre principal ennemi. Soignez le drainage, espacez les arrosages et soyez très délicats lors des rempotages. Saupoudrez les blessures de fongicide et d'hormone de croissance en cas de doute.

Multiplication de l'Encephalartos

Multiplication de l'<em>Encephalartos</em>

Wendy Cutler/CC BY 2.0/Flickr

Les plants, même jeunes, peuvent présenter des rejets qui partent de sous le stipe ou le long de celui-ci. Certains sujets n'en produisent pas du tout, mais on ignore la raison. Le fait d'ôter les rejets stimule souvent la production de davantage de rejets les années qui suivent. Ces rejets sont forcément du même sexe que le pied mère, mais ils permettent une multiplication beaucoup plus aisée et rapide que le semis.

Le semis implique la présence de parents de sexes différents fleuris au même moment, mais aussi des soins particuliers pour réussir la germination.

Le pollen peut cependant se conserver pendant plusieurs mois au réfrigérateur puis être mélangé à de l'eau distillée que l'on fait gicler entre les écailles du cône femelle pour fertiliser les ovules.

Quand et comment diviser ?

Attendez que des moignons racinaires se forment à la base des rejets pour les séparer du pied mère ou bien que leur caudex mesurent 7 à 10 cm de diamètre pour faciliter leur enracinement.

  • Séparez le rejet avec un couteau bien affûté et désinfecté.
  • Inspectez bien les racines qui se sont formées et ôtez les parties abîmées légèrement beige ou brunes en creusant les tissus, car la pourriture se communique rapidement au caudex.
  • Faites tremper le rejet entier dans une solution fongicide et bactéricide pendant plusieurs heures.
  • Saupoudrez ensuite la base du rejet avec une poudre fongicide et de l'hormone de croissance (auxine) avant de le planter dans un substrat pur de perlite grossière ou de pierre ponce.
  • Le diamètre du pot doit dépasser de 4 cm le diamètre du caudex. Enfoncez celui-ci de 30 à 50 % de sa hauteur puis arrosez une fois par semaine.

L'enracinement prend facilement 6 à 12 mois dans un endroit chauffé (sans chaleur sous les pots). Ne pas s'inquiéter si les feuilles n'apparaissent pas, l'important réside dans la production de racines. Les nouvelles feuilles naissent généralement 1 à 2 ans après la séparation du pied mère.

Lorsque les racines occupent tout le pot (minimum 7-10 cm de long), rempotez dans un pot plus grand et plus profond avec le mélange décrit plus haut. Prévoyez un conteneur suffisamment grand pour n'avoir à rempoter que tous les 2-3 ans. Le parfait enracinement d'un rejet peut prendre 5 à 10 années, ce qui explique le prix élevé de ce genre de plante.

Arrosez avec précaution et placez la plante de façon très progressive vers le plein soleil.

Quand et comment semer ?

La floraison de l'Encephalartos peut demander 25 ans, mais le spécimen d'E. woodii planté dans les serres de Glasnevin en 1905 n'a toujours pas fleuri. Il faut dire qu'il est resté en pot un siècle durant, jusqu'en 2005.

Lorsque le cône femelle atteint sa maturité, il peut se séparer facilement du stipe. Il est alors préférable de tirer dessus avec une main gantée afin d'extraire les graines situées sous les écailles plus facilement.

Même si l'embryon se développe immédiatement après la fécondation au sein de la graine, celle-ci nécessite une période de repos de 3 à 7 mois avant de pouvoir germer. En attendant, il est conseillé de stocker les semences, une fois débarrassées de la pulpe qui les entoure. Rangez-les à l'obscurité et dans un bas de nylon ou une armoire sèche pour assurer une bonne ventilation.

Pour vérifier que les graines sont fertiles, faites-les tremper pendant 2-3 jours pour ôter la chair, puis plongez-les dans l'eau et jetez celles qui flottent.

Pendant le mois qui précède le semis, vaporisez régulièrement les graines pour éviter qu'elles ne se dessèchent avant de les plonger dans l'eau pendant 24 h.

Semez-les ensuite dans un grand pot ou des godets individuels remplis d'un mélange constitué de 1 part de tourbe grossière pour 2 parts de perlite.

Posez les graines sur leur flan en laissant la moitié de la graine à l'air. Une chaleur de fond permet d'accélérer la germination. Arrosez ou vaporisez tous les 2 ou 3 jours.

La germination prend entre 3 à 6 mois avec un taux de réussite variant de 25 à 50 % pour un amateur. Dès que la première feuille s'est endurcie, repiquez la plantule dans un pot plus grand afin que la racine ne sorte pas du fond du pot. Le contact avec les tuyaux chauffants pourrait la faire pourrir.

Conseils écologiques

Toutes les espèces d'Encephalartos sont menacées de disparition, même si les populations sont stables. Ces plantes rares continuent d'être extraites par des collectionneurs sans scrupules, ou par les populations indigènes qui en font un usage médicinal. Leur habitat forestier est souvent défriché pour exploiter le bois ou pour installer des cultures annuelles comme au Mexique. Les plantes sont arrachées en raison de l'urbanisation galopante en Afrique du Sud ainsi que de la demande croissante de ce type de plantes très rares qui se vendent à prix d'or.

Le commerce de l'Encephalartos est très réglementé et les rejets prélevés dans la nature sont réservés aux instituts de recherche. Il est strictement défendu de prélever des graines, a fortiori des sujets dans la nature pour constituer un jardin de collection. En effet, la plupart des espèces sont inscrites dans la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction).

Cependant, des pépiniéristes ont obtenu des hybrides et parviennent à les multiplier pour le public. Cette culture reste très délicate et réclame 5 à 10 ans avant de pouvoir mettre une plante sur le marché et assurer une parfaite reprise.

Attention : les plantes bon marché et feuillues n'ont souvent pas un enracinement suffisant et périclitent de façon soudaine après quelque temps.

Les colonies de la cyanobactérie Nostoc punctiforme sont présentes à l'intérieur du tissu racinaire. Elles sont capables de fixer l'azote de l'air tandis que les radicelles s'enflent pour abriter un champignon mycorhizien dont on ignore le véritable rôle. Ces organismes forment probablement une symbiose avec la plante.

Attention : les graines sont parfois très toxiques. Ainsi, les babouins se délectent de la partie charnue et crachent le « noyau ». Les rongeurs, oiseaux, scarabées et parfois les babouins se nourrissent aussi des graines, mais les hommes s'abstiennent généralement de les consommer, étant donné leur possible toxicité.

Un peu d'histoire…

Le nom Encephalartos est composé des racines grecques kephali, « tête » et artos, « pain ». C'est une référence à la farine obtenue avec le cœur du tronc de certaines espèces, consommée par les Hottentots par exemple. Le nom vernaculaire « broodboom » en Afrikans signifie « arbre à pain ».

La moelle présente juste sous la couronne de feuilles contient en effet de l'amidon de grande qualité qui, après avoir fermenté 2 mois dans le sol puis enveloppé dans une peau de bête, servait à confectionner une pâte à pain cuite sur les braises d'après Thunberg (1772) et Paterson (1779) qui ont étudié les populations autochtones. L'espèce woodii a été nommée en l'honneur de John Medley Wood, le conservateur du Jardin botanique de Durban et directeur de l'Herbarium du Gouvernement du Natal. Ferox vient du latin et fait référence aux folioles coriaces très épineuses de l'espèce.

Le genre Encephalartos réunit aujourd'hui une soixantaine d'espèces. Il a été créé par le botaniste allemand Johann Georg Christian Lehmann (1792-1860) en 1834 alors qu'avant, tous ces végétaux aux allures de cycas, excepté les Cycas, faisaient partie du genre Zamia. L'idée a mis du temps à être acceptée par certains botanistes, mais aujourd'hui, de nouveaux genres ont même été créés comme Macrozamia et Lepidozamias pour désigner les plantes australiennes.

L'ordre des Cycadales comprend les 2 seules familles Zamiacées (238 espèces) et Cycadacées (115 espèces). Cet ordre est apparu au Carbonifère et a connu une expansion fulgurante à l'ère des dinosaures (ère mésozoïque) qui se situe autour de -200 MA. Il couvre alors tous les continents et annonce le début des plantes à graines (on parle de préspermaphytes) au côté des Ginkgoales (Ginkgo).

Tous deux sont caractérisés par des gamètes mâles mobiles en milieu aqueux externe. Leur population a ensuite beaucoup diminué en raison des dinosaures en majorité herbivores qui consommaient leur feuillage. Aujourd'hui, seules quelques zones tropicales et subtropicales des deux hémisphères (Japon, Afrique, Australie, Amérique du Sud...) accueillent les Cycadales. Les Encephalartos peuplent seulement la moitié sud de l'Afrique.

Les Cycadales sont donc des plantes fossiles qui ont très peu évolué depuis ces temps reculés. Elles ont la particularité de produire de la cycasine, une molécule cancérigène, neurotoxique et destructrice du foie.

Aujourd'hui, le genre se situe entre le 15° parallèle nord (Ghana-Nigeria-République Centre Afrique) et le 30° parallèle sud (Afrique du Sud).

Chez le peuple Lobedu, dans la province du Limpopo en Afrique du Sud, Encephalartos transvenosus ou « Modjadji('s) cycas » porte un nom dédié à leur reine appelée Modjadji ou Rain Queen. Celle-ci a la réputation de faire venir la pluie et règne près de la seule forêt de cycas d'Afrique du Sud, une forêt sacrée entièrement constituée d'Encephalartos transvenosus. Son stipe sert aussi à faire du pain.

L'histoire de l'espèce E. woodi est assez extraordinaire puisqu'elle est réduite à un seul spécimen diffusé à différents jardins botaniques à travers le monde par séparation de rejets. L'espèce découverte en 1895 à Ngoya Forest dans le KwaZulu-Natal par John Medley Wood est morte. Cependant, plusieurs sujets peuvent encore être admirés et notamment au Jardin botanique de Glasnevin (Dublin) où le spécimen, introduit en 1905, est le plus grand d'Europe.

Le jardin œuvre par ailleurs pour la conservation d'autres espèces comme E. equatorialis en Ouganda. Wood l'a d'abord considéré comme une sous-espèce et désigné sous le nom E. altensteinii var. Bispinna, puis l'horticulteur anglais Henri Sanders l'a élevé au rang d'espèce sous le nom de woodii en 1908.

Aujourd'hui, les analyses génétiques montrent une forte parenté avec l'espèce natalensis, ce qui pourrait signifier qu'il s'agit d'un mutant de cette espèce, un spécimen relique ou un hybride entre natalensis et ferox expliquant le fait s'il soit unique. Cependant, des croisements de woodii avec d'autres espèces comme natalensis, gratus et transvenosus ont été fructueux, laissant planer le mystère sur sa véritable origine.



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