Mandarinier

Écrit par les experts Ooreka
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Mandarinier en résumé

Dénomination

  • Nom(s) commun(s)

    Mandarinier

  • Nom(s) latin(s)

    Citrus deliciosa

  • Famille

    Rutacées

  • Type(s) de plante

    Arbre ▶ Arbre fruitier

    Arbuste ▶ Arbuste fruitier

    Plante comestible ▶ Arbuste fruitier | Arbre fruitier

Esthétique

  • Couleur des fleurs

  • Couleur des feuilles

  • Végétation Vivace : Plante qui vit plus de deux ans.
    Annuelle : Plante qui vit moins d'un an.
    Bisannuelle : Plante dont le cycle de vie dure deux années. La première année, la plante se développe ; la seconde année, elle donne fleurs et fruits, puis elle meurt.
    Pour en savoir plus

    Vivace
  • Feuillage Persistant : Le feuillage dure toute l'année.
    Semi-persistant ou semi-caduc : La plante conserve une partie de son feuillage toute l'année.
    Caduc : La plante perd ses feuilles à l'automne.
    Pour en savoir plus

    Persistant
  • Forme

    Buissonnant
    Arrondi, en boule ou ovale
  • Hauteur à maturité La hauteur à maturité est la hauteur à laquelle la plante s'élève naturellement quand elle bénéficie des conditions les plus favorables.
    La plante pourra prendre du temps pour atteindre cette hauteur, en fonction de la vitesse de sa croissance.
    La plante pourra aussi ne jamais atteindre sa hauteur à maturité, si elle est taillée régulièrement, ou si elle n'est pas cultivée dans les conditions optimales pour sa croissance.
    Pour en savoir plus

    1,50 à 5 m
  • Largeur à maturité

    1 à 2 m

Jardinage

  • Entretien Facile : La plante ne nécessite pas de soin particulier, ou des soins très simples.
    Modéré : La plante nécessite des soins réguliers ou un peu de pratique en jardinage.
    Difficile : La plante nécessite des soins importants et un savoir-faire en jardinage.
    Pour en savoir plus

    Modéré
  • Besoin en eau Le besoin en eau de la plante peut être assuré par la pluie, l'humidité naturelle du sol ou l'arrosage. Pour évaluer l'arrosage nécessaire, il faut aussi prendre en compte la température ambiante, à cause de l'évaporation, et de la capacité du sol à retenir l'eau.
    Faible : Pour une plante d'intérieur, arroser tous les mois. Pour une plante d'extérieur, elle supporte bien la sécheresse.
    Moyen : Pour une plante d'intérieur, arroser toutes les semaines ou toutes les deux semaines. Pour une plante d'extérieur, elle aura besoin d'apports d'eau avant que le sol sèche.
    Important : Pour une plante d'intérieur, arroser plusieurs fois par semaine. Pour une plante d'extérieur, il lui faut des apports d'eau abondants et réguliers.
    Pour en savoir plus

    Important
  • Croissance Lente : La plante atteint sa maturité en plusieurs décennies.
    Normale : La plante atteint sa maturité en quelques années.
    Rapide : La plante atteint sa maturité en quelques mois.
    Pour en savoir plus

    Normale
  • Multiplication La multiplication consiste à créer une nouvelle plante soi-même.
    Semis : La plante se reproduit par la plantation de graines.
    Pour en savoir plus
    Division : Une partie de la racine (rhizome, tubercule) sert à créer de nouvelles pousses.
    Pour en savoir plus
    Bouturage : Une branche est plantée en terre, où elle produit de nouvelles racines.
    Pour en savoir plus
    Marcottage : La branche n'est pas coupée de la plante mais elle est en partie enfouie dans la terre, où elle développe ses propres racines.
    Pour en savoir plus
    Greffe : Un fragment de plante est implanté sur une autre plante.
    Pour en savoir plus
    Impossible : Il n'est pas possible, pour un particulier, de multiplier sa plante. S'il en veut une autre, il lui faut l'acheter auprès d'un professionnel.

    Semis Bouturage Marcottage Greffe
  • Résistance au froid Résistante (rustique) : Plante résistante au gel.
    À protéger (semi-rustique) : Plante qui supporte la fraîcheur mais qui nécessite une protection contre le gel.
    À rentrer (fragile) : Plante qui craint le froid et qui doit être abritée pendant la saison froide.
    Pour en savoir plus

    Moyenne
  • Type de sol Sol argileux : Terre lourde et collante quand elle est humide, qui durcit et craquelle en séchant.
    Sol calcaire : Terre claire et crayeuse, sèche l'été et boueuse l'hiver.
    Sol sableux : Terre légère, facile à travailler et qui retient mal l'eau.
    Sol caillouteux : Sol chargé de cailloux et pauvre en matières organiques.
    Humifère : Noire et facile à travailler, elle ressemble à la terre en forêt.
    Terre de bruyère : Sol acide (pH 4 à 5), sableux et riche en humus.
    Terreau : C'est facile, cette terre s'achète en magasin !
    Pour en savoir plus

    Humus
  • PH du sol Le pH mesure l'acidité du sol.
    Sol alcalin : Le pH est supérieur à 7. Il s'agit principalement des sols calcaires.
    Sol neutre : Le pH est compris entre 6,5 et 7,2. La plupart des plantes y poussent correctement.
    Sol acide : Le pH est inférieur à 7. Il s'agit principalement des terres de bruyère.
    Pour en savoir plus

    Sol neutre Sol acide
  • Humidité du sol L'humidité du sol ne dépend pas de la pluie, mais de la manière dont le sol conserve l'eau ou non.
    Sol drainé : Sol frais mais où l'eau ne stagne pas.
    Sol humide : Sol où de l'eau stagne.
    Sol sec : Sol qui ne retient pas l'eau.
    Sol frais : Sol qui reste constamment humide (mais pas trempé). Pour en savoir plus

    Sol drainé Sol frais
  • Densité

    1 pied/m²

Emplacement

  • Exposition Soleil : La plante doit avoir du soleil direct toute la journée. En intérieur, c’est directement (moins d’1 m) devant une fenêtre orientée sud ou ouest.
    Mi-ombre : La plante doit avoir du soleil une partie de la journée seulement. En intérieur, c’est devant une fenêtre à l’est ou plus éloignée d’une fenêtre orientée sud ou ouest.
    Ombre : La plante doit être à l'ombre d'autres plantes. En intérieur, c’est le cas des pièces en hiver, des fenêtres au nord ou en partie occultées et quand la plante est loin de la fenêtre (+ de 2 m).
    Pour en savoir plus

    Soleil
  • Utilisation extérieure

    Balcon ou terrasse Verger Plantation isolée
  • Plantation Pleine terre : La plante peut être plantée directement dans la terre.
    Bac, pot ou jardinière : La plante peut être plantée dans un bac. (Le volume du bac doit être adapté à la taille de la plante.)
    Pour en savoir plus

    Pleine terre Bac, pot ou jardinière
  • Climat

Plantation

JANVIER FÉVRIER MARS
AVRIL MAI JUIN
JUILLET AOÛT SEPT.
OCT. NOV. DÉC.

Floraison

JANVIER FÉVRIER MARS
AVRIL MAI JUIN
JUILLET AOÛT SEPT.
OCT. NOV. DÉC.

Récolte

JANVIER FÉVRIER MARS
AVRIL MAI JUIN
JUILLET AOÛT SEPT.
OCT. NOV. DÉC.

Taille

JANVIER FÉVRIER MARS
AVRIL MAI JUIN
JUILLET AOÛT SEPT.
OCT. NOV. DÉC.

La mandarine… ce simple nom évoque les joies de l'enfance, la période de Noël, des parfums piquants mêlés à ceux des conifères, un jus sucré et acidulé… Un rien nostalgique, ce fruit, puisqu'on ne le trouve plus réellement commercialisé en magasin. En effet, bien qu'il soit délicieux, il a une pulpe qui s'encombre de pépins. La mandarine a donc, peu à peu, été détrônée par la clémentine. Cependant, elle fait un grand retour ces dernières années : non seulement il est possible de trouver en pépinière des plants de diverses variétés de mandarines communes, mais elle est de nouveau représentée sur les étals par les divers « petits agrumes » que sont ses hybrides naturels : 'Clemenvilla', 'Ortanique', 'Minneola'… Une superbe diversité qui permet de déguster la mandarine et ses dérivés de la rentrée des classes jusqu'à Pâques !

La mandarine est un fruit de bouche. Elle se glisse dans les poches et peut se déguster à tout moment. C'est le fruit santé de l'hiver ! En effet, très peu calorique (40 kcal pour 100 g seulement !) il est riche en micronutriments protecteurs : vitamine C, acide folique (vitamine B9) et carotène. La mandarine et ses hybrides sont aussi une bonne source en fibres douces et en calcium, ce dernier étant rendu assimilable par les acides organiques présents dans les fruits.

Espèces et variétés de mandarinier

Les agrumes ont la particularité non seulement de se polliniser très facilement entre eux, mais aussi de se prêter à des mutations naturelles. Il en résulte une incroyable diversité de fruits qu’il est d’autant plus difficile à départager que différents botanistes ont élaboré des classifications distinctes. Les noms latins des agrumes changent donc selon ces dernières, et les divers noms commerciaux également ! Pour vous présenter le mandarinier et ses hybrides, nous nous sommes appuyés sur les données fournies par le centre INRA de San Giuliano en Corse, grand conservatoire des agrumes.

La mandarine appartient à un grand ensemble botanique qui se décompose en 5 types, dont les plus communs, ceux que l’on trouve commercialisés sur les étals sont :

  • Le mandarinier commun.
  • Le mandarinier satsuma.
  • Les « petits agrumes » (Citrus reticulata) qui regroupent des hybrides de la mandarine.
  • La tangerine : ce terme désignait à l’origine une petite orange obtenue et cultivée à Tanger, au Maroc. Il s’agit aujourd’hui du nom commercial de mandarines aux fruits très colorés, à la peau fine, se détachant facilement.
  • Les tangors ('Ortanique', 'Murcott'…) sont des hybrides naturels de tangerine et d’orange.
  • Les tangelos ('Minneola', 'Orlando'…) sont issus du croisement de la tangerine pomelo et d’une tangerine.
  • La clémenvilla est un fruit obtenu en Floride par le croisement d’une clémentine et du tangelo 'Orlando'.

Mandarinier commun (Citrus deliciosa)

Espèce type

  • Description : Ses feuilles, ses fleurs et ses fruits sont particulièrement parfumés. De quoi oublier que la pulpe de ces derniers est encombrée de pépins !
  • Qualités du fruit : Comme son nom latin l’indique, il produit un fruit qui est en tout point délicieux.
  • Maturité : Décembre-janvier.

'De Blidah'

Mandarinier 'De Blidah'
  • Description : Introduit en Algérie en 1850, il forme un arbuste de vigueur moyenne, au port en boule, assez érigé, très buissonnant. Les fins rameaux sont parfois dotés de quelques épines. Il est conseillé de tailler cet agrume pour que les fruits ne soient pas trop petits.
  • Qualités du fruit : Nombreux fruits sphériques, petits et légèrement aplatis. Leur peau fine, lisse et jaune orangé n’adhère pas à la pulpe parfumée, sucrée et acidulée.
  • Maturité : Décembre-janvier.

'Eze'

Mandarinier 'Eze'
  • Description : Cette variété, portant le nom d’un village niçois, est certainement une mutation naturelle de la mandarine 'De Blidah'. Elle lui ressemble beaucoup en dehors de sa végétation un peu plus érigée.
  • Qualités du fruit : Fruits plus sucrés et plus doux.
  • Maturité : Décembre-janvier.

'Tardive de Ciaculli'

Mandarinier 'Tardive de Ciaculli'
  • Description : Vedette dans la région de Palerme, cette mandarine sicilienne y est fort appréciée pour son utilisation en jus, sirop et confiserie (il s’agit d’ailleurs d’un produit soutenu par la démarche Slow Food).
  • Qualités du fruit : Ses fruits se particularisent par leur saveur délicieusement sucrée et à leur peau très fine.
  • Maturité : Février-avril.

Satsuma (Citrus unshiu)

Espèce type

  • Description : D’origine japonaise, a été introduit en Espagne au début du XXe siècle. Bel arbre vigoureux, pouvant atteindre 3 m de hauteur une fois adulte, et très rustique (-10 °C).
  • Qualités du fruit : Fruits à la pulpe dépourvue de pépins.
  • Maturité : Octobre-décembre.

'Owari'

Mandarinier 'Owari'
  • Description : Cette variété est très cultivée au Japon et en Espagne. Très productive.
  • Qualités du fruit : Fruits assez grands dont la saveur varie selon les climats. Cette satsuma est ainsi plus acidulée dans les régions aux hivers frais.
  • Maturité : Octobre-décembre. On trouve parfois commercialisée 'Clausellina' une variation de cette variété à la maturité plus tardive (novembre-décembre)

'Okitsu'

Mandarinier 'Okitsu'
  • Description : Arbuste peu vigoureux, plus facile à conduire en contenant.
  • Qualités du fruit : Ses fruits sont plus précoces que ceux de 'Owari' ; ils sont également plus doux.
  • Maturité : Octobre-novembre.

'Hashimoto'

Mandarinier 'Hashimoto'
  • Description : Cette mandarine satsuma forme un arbuste peu vigoureux et lent en croissance. Il est également très précoce et offre des fleurs en abondance.
  • Qualités du fruit : Grande abondance de fruits juteux.
  • Maturité : Septembre-octobre.

'Myagawa'

Mandarinier 'Myagawa'
  • Description : Envergure moyenne, port assez pleureur.
  • Qualités du fruit : Gros fruits juteux.
  • Maturité : Novembre-décembre.

'Variegata'

Mandarinier 'Variegata'
  • Description : Variété de satsuma panachée avec un feuillage orné de bigarrures vert et jaune clair qui s’estompent progressivement.
  • Qualités du fruit : Ses fruits encore immatures s’ornent eux aussi de bigarrures vert et jaune clair puis deviennent orangées lorsqu’elles sont prêtes à être cueillies.
  • Maturité : Novembre-décembre.

Citrus reticula

Tangerine 'Dancy'

  • Description : Grand arbre très vigoureux, totalement dépourvu d’épines.
  • Qualités du fruit : Fruits petits à moyens, recouverts d’une fine peau d’un rouge profond, faciles à éplucher. Pulpe tendre, à la saveur sucrée délicieusement relevée d’une pointe acidulée. Attention : il faut consommer les fruits rapidement, car ils se déshydratent vite après la maturité.
  • Maturité : Février-mars.

'Fortuna'

Mandarinier 'Fortuna'
  • Description : Cette variété résulte de l’hybridation de la tangerine 'Dancy' et d’une clémentine. Elle forme un arbuste vigoureux et assez érigé particulièrement productif.
  • Qualités du fruit : Fournit, très tardivement et en abondance, des fruits de taille moyenne, à l’épiderme fin d’un orange profond. Ceux-ci s’épluchent facilement pour dévoiler une pulpe goûteuse et sans pépins.
  • Maturité : Mars-avril.

'Kara'

Mandarinier 'Kara'
  • Description : 'Kara' est issue du mariage d’une mandarine et d’une satsuma 'Owari'. Cette variété forme un arbuste de vigueur moyenne.
  • Qualités du fruit : Fruits assez gros dont la pulpe parfumée fait oublier les quelques pépins qui l’encombrent !
  • Maturité : Février-mars.

Plantation du mandarinier

Plantation du mandarinier

Deepanshu xkr/CC BY-SA 4.0/Wikimedia

Où le planter ?

Le mandarinier, comme presque tous les autres agrumes, doit être cultivé à l'extérieur. Il peut, selon les variétés, résister à des températures de -7 à -10 °C. On pourra donc le planter en pleine terre dans les régions les plus douces du littoral méditerranéen (la fameuse « zone de l'oranger ») ou atlantique, mais aussi au Pays basque et dans le Languedoc.

Ailleurs, il sera installé dans un pot de façon à être hiverné.

Dans tous les cas, il conviendra d'installer l'arbuste au soleil. En effet, il a besoin de luminosité pour fleurir et fructifier correctement. Veillez également à l'installer à l'abri du vent (qui assèche le sol, peut abîmer le feuillage et les fruits et qui accentue la baisse de température), derrière un mur, une haie…

Quand planter le mandarinier ?

Contrairement à la plupart des arbres fruitiers, il est conseillé d'éviter le repos végétatif, d'octobre à février, pour planter les agrumes. Mieux vaut installer en pleine terre ou en pot des mandariniers en pleine végétation, de mars à fin août. Même si l'arbuste porte des fleurs ou des fruits !

Comment le planter en pot ?

Avant d'installer le mandarinier dans un contenant, il convient de bien choisir celui-ci. Il peut s'agir d'un pot en terre vernissée, en terre cuite poreuse (il faudra alors suivre plus particulièrement les besoins en eau des plantes) ou en plastique, d'un bac en bois type « Versailles »… Ayez toujours à l'esprit que le diamètre du pot doit être aussi large que l'appareil aérien de l'arbuste. Jusqu'à ce qu'il soit adulte, vous devrez donc rempoter votre mandarinier tous les 2 à 3 ans, dans un récipient d'une taille de 2 à 4 fois supérieure à la précédente.

Remplissez les pots d'un lit de billes d'argile (ou de gravier) puis d'un mélange comprenant 60 % de terreau, 20 % de terre de jardin, 10 % de sable (mêlé éventuellement à de la pouzzolane) et 10 % de compost ou de fumier composté. Laissez un espace de 2 à 3 cm entre le niveau du substrat et le rebord du pot de façon à faciliter les arrosages.

Conseils : évitez les bacs à réserve d'eau (dont l'humidité constante peut entraîner une asphyxie des racines) et les pots à col rétréci qui sont certes souvent esthétiques, mais qui rendent difficile, voire impossible, l'indispensable rempotage des mandariniers. Les pots contenants des agrumes deviennent rapidement très lourds et difficiles à transporter, notamment pour l'hivernage. Installez-les dès la plantation sur un support à roulettes.

Comment planter le mandarinier en pleine terre ?

En pleine terre comme en pot, installez l'arbuste en recouvrant la motte de 2 à 3 cm de terre ou de substrat, mais en veillant toujours à ne pas enterrer le point de greffe. Après la plantation, arrosez abondamment.

Culture et entretien du mandarinier

Culture et entretien du mandarinier

Michael Stern/CC BY-SA 2.0/Flickr

Le mandarinier n'est pas difficile à cultiver. Il faut simplement garder à l'esprit qu'il s'agit d'un arbuste originaire des régions de mousson : il n'est pas très rustique, mais a besoin de fraîcheur en hiver ; il nécessite une humidité constante et une fertilisation régulière.

Arrosage

Comme tous les agrumes, le mandarinier a besoin d'un apport d'eau très régulier, même durant sa période de repos végétatif. En effet, le terreau ne doit jamais sécher entre 2 arrosages.

À quel rythme arroser ? Cela dépend de nombreux critères : la chaleur ambiante, la présence de vent, le terrain plat ou en pente… Observez donc la terre ou le substrat autour du mandarinier ; elle doit toujours rester humide sans jamais être gorgée d'eau.

Bon à savoir : lorsque ses feuilles pointent vers le sol, que ses petits fruits chutent, c'est que l'agrume est assoiffé ! On dit alors que l'arbuste « pleure ». Consolez-le vite avec un arrosage conséquent.

Fertilisation

Les agrumes sont des gourmands. Il faudra donc leur apporter des engrais durant toute leur période de végétation, de mars à septembre. Et ce d'autant plus que vous les cultivez en pot. Choisissez des engrais complets.

En pleine terre, vous appliquerez les granulés à décomposition lente sur le sol, à l'aplomb du feuillage. Complétez cette fertilisation en paillant la terre sous l'arbuste avec de la matière organique : feuilles mortes, tontes de gazon, fumier…

Les plantes en pot demandent des précautions particulières pour leur fertilisation. Vous veillerez ainsi à n'apporter de l'engrais que sur un substrat humide ; à défaut les sels minéraux peuvent brûler les racines. Préférez les engrais enrobés, à décomposition lente, que vous mélangerez au terreau apporté en surfaçage.

Protection et hivernage

Les mandariniers sont plus ou moins sensibles au froid selon les espèces auxquelles ils appartiennent. Ainsi les mandariniers communs et les « petits agrumes » résistent à des températures de -6 à -8 °C tandis que les satsumas peuvent supporter -10 °C.

Selon la zone où vous habitez, vous devrez donc soit protéger vos agrumes soit les hiverner. Placez-les, durant toute la période où le froid sévit, dans un endroit lumineux, hors gel, mais frais, c'est-à-dire à 10 °C maximum. Cela peut être un garage non obscur, une véranda, mais jamais un appartement ou une maison. La chaleur y est excessive et l'atmosphère bien trop sèche !

Si vous ne bénéficiez pas d'une « orangerie » où stocker les agrumes durant l'hiver, protégez-les en les enveloppant de 1, 2 ou 3 épaisseurs de voile d'hivernage (le gain de température est de 3 à 4 °C apporté par voile).

Si vos mandariniers sont cultivés en pot, placez-les dans un endroit abrité du jardin et ne fixez pas vos voiles d'hivernage au pied de l'arbuste, mais juste sous le rebord du pot. Ainsi vous pourrez arroser en glissant la pomme de l'arrosoir sous le tissu.

Lorsqu'il gèle, la condensation qui se forme à l'intérieur de l'abri, sur le voile, se prend en glace et forme une sorte d'igloo protecteur.

Taille du mandarinier

Les agrumes ne nécessitent pas réellement de taille (ils n'en ont pas besoin pour bien fructifier), mais il est parfois nécessaire de couper quelques rameaux et branches pour limiter l'encombrement des arbustes. Cet entretien est d'autant plus nécessaire chez les mandariniers qu'ils ont tendance à beaucoup se ramifier.

Couper les fins rameaux qui encombrent l'intérieur des arbustes permet de donner plus de luminosité aux fruits. On élimine alors une partie de la fructification, mais les agrumes restants sont d'un plus gros volume. On limite ainsi le phénomène d'alternance (les arbres fructifient en abondance 1 an et de façon limitée l'année suivante.) ! Cette taille d'entretien se pratique à la sortie de l'hiver.

Maladies, nuisibles et parasites

Tristeza, mal sec, exocortis… quelques maladies peuvent entraîner le dépérissement des agrumes. Aucune parade n'existe, mais par chance ces maux n'affectent que très rarement les arbustes des jardins amateurs.

Les cochenilles constituent la principale menace pour les mandariniers. Ces dernières peuvent appartenir à 6 familles différentes. Camouflées sous une carapace, sous un bouclier ou sous un amas laineux, les cochenilles piquent les tiges et les fruits des agrumes pour en sucer la sève. Elles produisent du miellat, un suc collant sur lequel se développe parfois la fumagine, un champignon poudreux et noir. Par chance, des traitements naturels permettent de lutter contre elles 

D'autres ravageurs peuvent attaquer vos mandariniers. C'est le cas notamment des pucerons et des aleurodes.

Récolte

Quand et comment récolter ?

Les mandarines et fruits dérivés se récoltent bien mûrs sur les arbres. Mais comment reconnaître cette maturité ? Ne vous laissez pas influencer par le coloris des agrumes. En effet, les fruits peuvent avoir une écorce encore verte et une pulpe parfaitement colorée et sucrée.

C’est d’ailleurs plus particulièrement le cas des satsumas. C’est la différence marquée de températures entre le jour et la nuit qui permet à la chlorophylle, le pigment vert de l’épiderme du fruit, de se colorer en orange. Lors d’hivers peu rigoureux, les écorces peuvent donc rester plus ou moins vertes. Que faire alors ? À la période habituelle de récolte, soupesez les fruits qui doivent être lourds et, surtout, goûtez-les !

Dans l’idéal, les mandarines se récoltent au fur et à mesure des besoins.

Conservation

Elles se conservent 1 semaine à température ambiante et 15 jours dans le bac à légumes du réfrigérateur. Au-delà de ce délai de conservation, leur épiderme se décolle de leur pulpe qui se déshydrate. Par chance, il est possible de transformer les mandarines en conserve, sirop, liqueur et confiture.

Multiplication du mandarinier

Multiplication du mandarinier

Sarah Sammis/CC BY 2.0/Flickr

La greffe des agrumes, en écusson ou en couronne, est généralement affaire de professionnels, mais rien n'empêche de tenter d'autres méthodes de multiplication.

Semis

Il est possible, au printemps, de semer des graines qui auront été conservées pour cet usage dans le bac à légumes du réfrigérateur.

  • Dans une terrine, disposez les graines sur du terreau et recouvrez-les de sable.
  • Placez ce semis dans un endroit chaud (22-24 °C) et maintenez-le humide jusqu'à la levée.

Attention : le semis donne des résultats… aléatoires. Il n'est jamais assuré que les plants obtenus soient ressemblants au pied mère. Par ailleurs, ces mandariniers « francs » (car issus de semis) seront vigoureux et ne « mettront à fruits » que tard, dans un délai de 3 à 10 ans.

Bouturage

Voilà une méthode permettant d'obtenir rapidement des plantes absolument identiques à celle sur laquelle les boutures ont été prélevées !

Bouturez le mandarinier d'avril à septembre en procédant comme suit :

  • Prélevez 10 cm de l'extrémité d'un rameau de l'année. Supprimez toutes les feuilles à l'exception des deux dernières.
  • Fichez chaque bouture dans un godet rempli de sable et de tourbe. Inutile d'avoir recours aux hormones de bouturage.
  • Placez les boutures dans une mini-serre et maintenez la température à l'intérieur à 22 °C. Elles devraient s'enraciner en 5 semaines.

Bon à savoir : si vous ne disposez pas d'une mini-serre, fabriquez-en une ! Coupez une bouteille en plastique en 2. Placez le godet dans la partie la plus basse. La moitié supérieure servira de couvercle.

Marcottage

Le marcottage aérien est une technique de multiplication qui se pratique en mai, comme suit :

  • Sélectionnez sur le mandarinier une branche verticale qui porte une végétation active et se terminant par 2 ou 3 ramifications.
  • Effeuillez la branche sur 20 cm de longueur. Pratiquez une incision annulaire, large de 1 cm, en retirant l'écorce de façon à laisser l'aubier à nu.
  • Enveloppez cette blessure avec de la tourbe très humide que vous envelopperez dans du film plastique lié à la branche (avec du papier adhésif ou du raphia) par ses 2 extrémités.
  • Au bout de 3 mois, vous pourrez observer les racines qui se sont formées. Coupez alors le rameau pour le planter en pot et l'élever en pépinière.

Conseils écologiques

Comment éliminer les cochenilles sans recourir à des produits phytosanitaires ?

  • Si ces insectes ne sont pas trop nombreux, en raclant les organes touchés avec une brosse à dents.
  • Lorsque l'attaque est importante, en pulvérisant, durant son repos végétatif, l'arbuste avec des « huiles blanches » (parfois commercialisées sous le nom de « traitement d'hiver »). L'huile agit tout simplement en recouvrant la carapace des cochenilles et en les asphyxiant.

Attention : vérifiez la composition du produit : il ne doit pas contenir de pesticide.

Un peu d’histoire…

Les agrumes sont connus depuis la nuit des temps puisqu'on trouve des traces écrites de leur culture au cours du Ier millénaire av. J.-C. Ils poussent alors dans la région indienne de l'Assam, en Birmanie, et au sud-est de l'Himalaya, dans des régions de mousson, aux températures constantes et à l'humidité élevée.

Quels étaient ces agrumes d'origine ? Le doute règne, mais on pense qu'il s'agissait alors de cédrat, de bigarade, de lime et de pamplemousse. Ces fruitiers se répandent dans toute l'Asie. Puis, au grès des conquêtes, des explorations et des échanges commerciaux, ils se répandent au Moyen-Orient, en Europe, en Afrique, puis en Amérique.

La capacité des agrumes à s'adapter aux différents climats dans laquelle on les implante (notamment par une mutation naturelle) explique la multiplication de nouvelles espèces. Ainsi apparaissent les citronniers, les Poncirus, les kumquats, les orangers. Puis les mandariniers.

Ces agrumes font leur entrée en France, en Provence, au tout début du XIXe siècle. Mais, dès 1850, la mandarine est cultivée à grande échelle en Algérie.

Obtenue en Chine, la mandarine doit son nom à la couleur orange des robes de soie des mandarins, ces hauts fonctionnaires lettrés, éduqués selon la tradition de Confucius et triés sur le volet pour servir l'empereur. L'étymologie va d'ailleurs dans ce sens : naranja mandarina en espagnol signifie « orange des mandarins » tandis qu'en sanscrit, mantrin désigne les conseillers d'État. En portugais, mandarin dérive du verbe mandar : « ordonner ».

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