Paphiopedilum

Paphiopedilum en résumé

Dénomination

  • Nom(s) commun(s)

    Sabot-de-Vénus

  • Nom(s) latin(s)

    Paphiopedilum

  • Famille

    Orchidacées

  • Type(s) de plante

    Fleur ▶ Plante à fleurs

    Plante ornementale ▶ Plante à feuillage décoratif

Esthétique

  • Couleur des fleurs

  • Couleur des feuilles

  • Végétation Vivace : Plante qui vit plus de deux ans.
    Annuelle : Plante qui vit moins d'un an.
    Bisannuelle : Plante dont le cycle de vie dure deux années. La première année, la plante se développe ; la seconde année, elle donne fleurs et fruits, puis elle meurt.
    Pour en savoir plus

    Vivace
  • Feuillage Persistant : Le feuillage dure toute l'année.
    Semi-persistant ou semi-caduc : La plante conserve une partie de son feuillage toute l'année.
    Caduc : La plante perd ses feuilles à l'automne.
    Pour en savoir plus

    Persistant
  • Hauteur à maturité La hauteur à maturité est la hauteur à laquelle la plante s'élève naturellement quand elle bénéficie des conditions les plus favorables.
    La plante pourra prendre du temps pour atteindre cette hauteur, en fonction de la vitesse de sa croissance.
    La plante pourra aussi ne jamais atteindre sa hauteur à maturité, si elle est taillée régulièrement, ou si elle n'est pas cultivée dans les conditions optimales pour sa croissance.
    Pour en savoir plus

    0,30 à 1 m

Jardinage

  • Entretien Facile : La plante ne nécessite pas de soin particulier, ou des soins très simples.
    Modéré : La plante nécessite des soins réguliers ou un peu de pratique en jardinage.
    Difficile : La plante nécessite des soins importants et un savoir-faire en jardinage.
    Pour en savoir plus

    Difficile
  • Besoin en eau Le besoin en eau de la plante peut être assuré par la pluie, l'humidité naturelle du sol ou l'arrosage. Pour évaluer l'arrosage nécessaire, il faut aussi prendre en compte la température ambiante, à cause de l'évaporation, et de la capacité du sol à retenir l'eau.
    Faible : Pour une plante d'intérieur, arroser tous les mois. Pour une plante d'extérieur, elle supporte bien la sécheresse.
    Moyen : Pour une plante d'intérieur, arroser toutes les semaines ou toutes les deux semaines. Pour une plante d'extérieur, elle aura besoin d'apports d'eau avant que le sol sèche.
    Important : Pour une plante d'intérieur, arroser plusieurs fois par semaine. Pour une plante d'extérieur, il lui faut des apports d'eau abondants et réguliers.
    Pour en savoir plus

    Important
  • Croissance Lente : La plante atteint sa maturité en plusieurs décennies.
    Normale : La plante atteint sa maturité en quelques années.
    Rapide : La plante atteint sa maturité en quelques mois.
    Pour en savoir plus

    Lente
  • Multiplication La multiplication consiste à créer une nouvelle plante soi-même.
    Semis : La plante se reproduit par la plantation de graines.
    Pour en savoir plus
    Division : Une partie de la racine (rhizome, tubercule) sert à créer de nouvelles pousses.
    Pour en savoir plus
    Bouturage : Une branche est plantée en terre, où elle produit de nouvelles racines.
    Pour en savoir plus
    Marcottage : La branche n'est pas coupée de la plante mais elle est en partie enfouie dans la terre, où elle développe ses propres racines.
    Pour en savoir plus
    Greffe : Un fragment de plante est implanté sur une autre plante.
    Pour en savoir plus
    Impossible : Il n'est pas possible, pour un particulier, de multiplier sa plante. S'il en veut une autre, il lui faut l'acheter auprès d'un professionnel.

    Division
  • Résistance au froid Résistante (rustique) : Plante résistante au gel.
    À protéger (semi-rustique) : Plante qui supporte la fraîcheur mais qui nécessite une protection contre le gel.
    À rentrer (fragile) : Plante qui craint le froid et qui doit être abritée pendant la saison froide.
    Pour en savoir plus

    Fragile
  • Type de sol Sol argileux : Terre lourde et collante quand elle est humide, qui durcit et craquelle en séchant.
    Sol calcaire : Terre claire et crayeuse, sèche l'été et boueuse l'hiver.
    Sol sableux : Terre légère, facile à travailler et qui retient mal l'eau.
    Sol caillouteux : Sol chargé de cailloux et pauvre en matières organiques.
    Humifère : Noire et facile à travailler, elle ressemble à la terre en forêt.
    Terre de bruyère : Sol acide (pH 4 à 5), sableux et riche en humus.
    Terreau : C'est facile, cette terre s'achète en magasin !
    Pour en savoir plus

    Sol calcaire Sol caillouteux Humus
  • PH du sol Le pH mesure l'acidité du sol.
    Sol alcalin : Le pH est supérieur à 7. Il s'agit principalement des sols calcaires.
    Sol neutre : Le pH est compris entre 6,5 et 7,2. La plupart des plantes y poussent correctement.
    Sol acide : Le pH est inférieur à 7. Il s'agit principalement des terres de bruyère.
    Pour en savoir plus

    Sol alcalin Sol neutre
  • Humidité du sol L'humidité du sol ne dépend pas de la pluie, mais de la manière dont le sol conserve l'eau ou non.
    Sol drainé : Sol frais mais où l'eau ne stagne pas.
    Sol humide : Sol où de l'eau stagne.
    Sol sec : Sol qui ne retient pas l'eau.
    Sol frais : Sol qui reste constamment humide (mais pas trempé). Pour en savoir plus

    Sol drainé Sol humide

Emplacement

  • Exposition Soleil : La plante doit avoir du soleil direct toute la journée. En intérieur, c’est directement (moins d’1 m) devant une fenêtre orientée sud ou ouest.
    Mi-ombre : La plante doit avoir du soleil une partie de la journée seulement. En intérieur, c’est devant une fenêtre à l’est ou plus éloignée d’une fenêtre orientée sud ou ouest.
    Ombre : La plante doit être à l'ombre d'autres plantes. En intérieur, c’est le cas des pièces en hiver, des fenêtres au nord ou en partie occultées et quand la plante est loin de la fenêtre (+ de 2 m).
    Pour en savoir plus

    Soleil
    Mi-ombre
    Ombre
  • Plantation Pleine terre : La plante peut être plantée directement dans la terre.
    Bac, pot ou jardinière : La plante peut être plantée dans un bac. (Le volume du bac doit être adapté à la taille de la plante.)
    Pour en savoir plus

    Bac, pot ou jardinière
  • Climat

Plantation

JANVIER FÉVRIER MARS
AVRIL MAI JUIN
JUILLET AOÛT SEPT.
OCT. NOV. DÉC.

Floraison

JANVIER FÉVRIER MARS
AVRIL MAI JUIN
JUILLET AOÛT SEPT.
OCT. NOV. DÉC.

Le genre Paphiopedilum est originaire d'Asie du Sud, à partir du sous-continent indien, au sud de la Chine, mais aussi de la Nouvelle-Guinée, des îles Salomon et des îles Bismarck. La plupart des hybrides populaires sont créés à partir d'espèces provenant de Birmanie et de Thaïlande.

Leurs aires de distribution étant très étendues, les conditions climatiques subies par les espèces botaniques sont très variables mais, contrairement à beaucoup d'espèces cultivées, elles sont souvent marquées par un caractère plus tempéré. En revanche, ne possédant pas de pseudo-bulbes qui permettraient un stockage de l'eau, ces espèces, bien que ne nécessitant qu'une humidité ambiante modérée, supportent très difficilement une longue période de sécheresse.

Les espèces de Paphiopedilum vivent naturellement parmi les couches d'humus terrestres sur le sol de la forêt, tandis que quelques-unes sont de véritables épiphytes et quelques autres sont lithophytes, c'est-à-dire implantées sur des escarpements rocheux.

Le feuillage tesselé permet aux Paphiopedilum de se camoufler sous la lumière tamisée du sol forestier. Lorsque les pousses âgées meurent, de plus récentes prennent le relais. Chaque nouvelle pousse fleurit seulement une fois, produisant une grappe, entre les feuilles succulentes charnues.

Les Paphiopedilum, surtout les espèces avec un très beau feuillage souvent moucheté, tacheté, tesselé, sont des plantes d'intérieur décoratives. Ces orchidées terrestres sont sciaphiles, c'est-à-dire, prospérant toujours à l'ombre.

Une seule fleur naît à l'extrémité d'une tige, généralement grande et érigée. D'autres types, à feuillage uni, ont des fleurs plus lourdes et plus arrondies. Les nuances de couleurs de ces orchidées vont du blanc au marron foncé en passant par toutes les nuances de jaune et de rouge. Les fleurs uniques ou en nombre restreint peuvent atteindre plus de 20 cm d'envergure portées bien en évidence par une hampe florale rigide.

Les variétés à feuilles tesselées fleurissent pratiquement en toutes saisons, mais plus souvent au printemps et en été, et les fleurs durent de longues semaines. La plupart des types à feuilles unies fleurissent en hiver et au printemps.

Le trait caractéristique des « paphios » est le sabot, qui est un labelle modifié. La forme varie d'une espèce à l'autre, les pétales peuvent être courts, étroits ou larges. Dans certains cas, ils sont exceptionnellement longs, horizontaux ou retombants. Le sépale dorsal généralement tacheté est un trait dominant des Paphiopedilum. Ce caractère principal distinctif de ces espèces est constitué par un très fort développement de leurs labelles retroussés formant une « poche » plus ou moins fermée. Cette poche piège les insectes afin de faciliter la pollinisation.

Les racines sont épaisses et charnues. Les plantes en pot forment une boule serrée des racines qui, quand elles sont démêlées, peuvent mesurer jusqu'à 1 m de long.

Note : le groupe des sabots-de-Vénus, incluant les genres Paphiopedilum, Phragmipedium et Cypripedium, mais encore Mexipedium et Selenipedium, constitue, dans le monde des orchidées, un ensemble botanique bien distinctif et représente l'un des stades les plus primitifs de l'évolution des orchidacées.

Espèces et variétés de Paphiopedilum

Le genre compte environ 80 taxons, incluant plusieurs hybrides naturels. L'espèce type de ce genre est Paphiopedilum insigne.

Les espèces et leurs hybrides sont largement cultivés, et sont fréquemment appelés « paphios » en abréviation en horticulture.

Dans le tableau ci-dessous :

  • L'origine précise (quand cela est nécessaire) si l'orchidée vient de haute montagne, car c'est un paramètre important de culture.
  • La partie florale indique surtout si l'espèce est multiflore ou ne produit qu'une seule fleur par tige (référez-vous à l'illustration pour les couleurs, forme du labelle et forme des sépales).
  • La partie feuillage précise la couleur des feuilles (tesselé ou vert uni).

Ainsi, avec ces trois critères, vous devez pouvoir déterminer dans quel groupe placer le paphio et donc quel type de culture a besoin l'espèce.

Paphiopedilum botaniques

Paphiopedilum armeniacum

Paphiopedilum botaniques Paphiopedilum armeniacum
  • Origine : Sud-Est Chine. Groupe paphios chinois.
  • Fleurs, hampe florale : Fleur unique sur chaque tige à couleur caractéristique jaune. Floraison possible en toutes saisons.
  • Qualités : Feuilles marbrées de bleu : très décorative.

Paphiopedilum barbatum

Paphiopedilum botaniques Paphiopedilum barbatum
  • Origine : Thaïlande à Sumatra.
  • Fleurs, hampe florale : Semblable à P. callosum, fleur unique avec une coloration plus claire. Floraison printanière.
  • Qualités : Lithophyte, sites de rochers recouverts de mousse, sites humides et ombragés.

Paphiopedilum bellatulum

Paphiopedilum botaniques Paphiopedilum bellatulum
  • Origine : Chine, Birmanie, Thaïlande. Groupe paphios chinois.
  • Fleurs, hampe florale : Fleur unique par tige (mais plusieurs tiges florales possible), tigrée. Floraison possible en toutes saisons.
  • Qualités : Lithophyte ; sols calcaires, jusque 1 500 m d'altitude dans des fissures de rochers.

Paphiopedilum charlesworthii

Paphiopedilum botaniques Paphiopedilum charlesworthii
  • Origine : Birmanie, Yunnan (Chine), Thaïlande.
  • Fleurs, hampe florale : Fleur unique par tige, distinctif par la forme (énorme) du pétale supérieur et le staminode blanc pur. Floraison possible en toutes saisons.
  • Qualités : Lithophyte, jusque 1 600-2 000 m d'altitude.

Paphiopedilum concolor

Paphiopedilum botaniques Paphiopedilum concolor
  • Origine : Sud-Est asiatique.
  • Fleurs, hampe florale : Fleur unique par tige, jaune avec un mouchetage brique. Floraison possible en toutes saisons.
  • Qualités : Feuilles foncées avec taches plus claires. Proche de P. bellatulum.

Paphiopedilum delanatii

Paphiopedilum botaniques Paphiopedilum delanatii
  • Origine : Sud-Est asiatique. Groupe paphios chinois.
  • Fleurs, hampe florale : Fleur unique par tige, gros labelle charnu lilas, existe en variété 'Album' d'un blanc pur remarquable. Floraison possible en toutes saisons.
  • Qualités : Feuilles courtes marbrées de clair-obscur sur la face supérieure, pourpre foncé et grisâtre en dessous. Spectaculaire, très utilisé en hybridation.

Paphiopedilum fairrieanum

Paphiopedilum botaniques Paphiopedilum fairrieanum
  • Origine : Bhoutan et Assam (Inde himalayenne).
  • Fleurs, hampe florale : Forme et motif de la fleur unique par tige en font une espèce à part. Floraison d'octobre à janvier.
  • Qualités : Lithophyte, dans les fissures rocheuses, 1 300-2 200 m d'altitude.

Paphiopedilum fowliei

 Paphiopedilum fowliei
  • Origine : Philippines (Palawan).
  • Fleurs, hampe florale : Fleur unique avec des pétales latéraux à courbure caractéristique. Longue floraison printanière.
  • Qualités : Feuilles vert clair à veinage plus foncé.

Paphiopedilum henryanum

 Paphiopedilum henryanum
  • Origine : Yunnan (Chine), Birmanie, Laos, Vietnam.
  • Fleurs, hampe florale : Fleur unique par tige, de petite dimension compensée par des motifs et des couleurs spectaculaires. Floraison possible en toutes saisons.
  • Qualités : Lithophyte, 1 000-1 400 m d'altitude.

Paphiopedilum hirsutissimum

 Paphiopedilum hirsutissimum
  • Origine : Chine, Birmanie, Laos, Vietnam.
  • Fleurs, hampe florale : Fleur unique par tige, nombreux cils. Prolifique toute l'année.
  • Qualités : Feuilles vertes.

Paphiopedilum insigne

 Paphiopedilum insigne
  • Origine : Inde (Nord-Est).
  • Fleurs, hampe florale : Fleur unique par tige, vigoureuse. Températures froides en hiver pour stimuler la floraison (4 mois après).
  • Qualités : Litophyte (dolomitique), 1 000-1 500 m d'altitude. Très commune et très utilisée en hybridation.

Paphiopedilum liemianum

 Paphiopedilum liemianum
  • Origine : Sumatra.
  • Fleurs, hampe florale : Multiflore successive, les fleurs s'ouvrent les unes après les autres pendant de nombreux mois. Floraison surtout en hiver et printemps mais possible toute l'année, florifère.
  • Qualités : Terrestre ou lithophyte, tolérante, 600 à 1 000 m d'altitude.

Paphiopedilum malipoense

 Paphiopedilum malipoense
  • Origine : Chine, Vietnam. Groupe paphios chinois.
  • Fleurs, hampe florale : Fleur solitaire, gros labelle blanc sur pétales et sépales verdâtres mouchetés, fleur parfumée (rare chez les sabots). Floraison possible plusieurs fois par an.
  • Qualités : Lithophyte, 800 à 1 200 m d'altitude.

Paphiopedilum micranthum

 Paphiopedilum micranthum
  • Origine : Chine. Groupe paphios chinois.
  • Fleurs, hampe florale : Fleur solitaire de 10 cm, énorme labelle blanc ! Exceptionnel. Floraison possible plusieurs fois par an.
  • Qualités : Lithophyte, 800 à 1 200 m d'altitude. Feuilles de petites dimensions. Très utilisé en hybridation pour son énorme labelle.

Paphiopedilum parishii

 Paphiopedilum parishii
  • Origine : Birmanie, Sud de la Chine.
  • Fleurs, hampe florale : Multiflore (simultanée) exceptionnelle avec pétales torsadés longs de 7 cm. Floraison possible plusieurs fois par an, ou toute l'année.
  • Qualités : Épiphyte ou terrestre, climat assez chaud, malgré une altitude de 1 200 à 2 200 m.

Paphiopedilum philippinense

 Paphiopedilum philippinense
  • Origine : Philippines, Bornéo.
  • Fleurs, hampe florale : Multiflore sur longue tige. Floraison n'importe quand.
  • Qualités : Lithophyte calcaire. Demande chaleur et forte luminosité.

Paphiopedilum primulinum

 Paphiopedilum primulinum
  • Origine : Sumatra.
  • Fleurs, hampe florale : Fleur unique, verte. Floraison possible plusieurs fois par an, florifère.
  • Qualités : Terrestre de bois clairs. Ancienne orchidée très appréciée.

Paphiopedilum rothschildianum

 Paphiopedilum rothschildianum
  • Origine : Mon Kinabulu à Bornéo.
  • Fleurs, hampe florale : Multiflore, sur tige très grande, fleurs très esthétiques avec des pétales latéraux de plus de 20 cm ! Floraison possible toute l'année, mais parfois ne fleurit que tous les 2-3 ans.
  • Qualités : Grande espèce historique, fabuleuse, un mythe en orchidophilie. Un des plus employés en hybridation. La première floraison peut mettre 18 ans (oui, oui !) pour intervenir ! Pour orchidophile averti et… patient (le prix d'une plante fleurie vaut son pesant d'or !).

Paphiopedilum venustum

 Paphiopedilum venustum
  • Origine : Meghalaya, Bhoutan.
  • Fleurs, hampe florale : Fleur solitaire à motif de labelle veiné parfois appelée « fleur cerveau ». Floraison surtout en hiver.
  • Qualités : Terrestre, 1 200 m d'altitude. S'hybride spontanément avec d'autres paphios.

Plantation des Paphiopedilum

Plantation des <em>Paphiopedilum</em>

Maja Dumat/CC BY 2.0/Flickr

Où les planter ?

Ces orchidées demandent une température minimale de 16 °C, de l'humidité, de l'ombre, un arrosage régulier, et ce toute l'année.

La culture en intérieur leur convient, et elles peuvent être placées à côté de Phalaenopsis.

En général, les orchidées préfèrent la lumière diffuse, surtout l'été quand l'ensoleillement est intense. Exposées au soleil direct, les feuilles risquent de roussir très vite. Pendant l'hiver, comme le rayonnement solaire est moins virulent et la météo moins clémente sous nos latitudes, il est inutile d'ombrager artificiellement vos plants, il faut au contraire leur offrir la meilleure luminosité alentour.

Placez-les dans un pot aussi petit que possible, rempotez-les souvent dans le même pot pour raviver les qualités du substrat.

Une bonne ventilation est absolument essentielle. N'oubliez pas que la température doit être liée à l'hygrométrie ambiante : vos plantes supporteront mieux une température de moins de 10 °C en étant sèche, comme elles supporteront une légère surchauffe à 30 °C si l'humidité ambiante et la circulation de l'air sont importantes.

Conseil : comme tous les types d'orchidées dont la répartition est continentale, les exigences climatiques peuvent être diverses même si les individus sont regroupés sous le terme Paphiopedilum. Pour certaines espèces identifiées beaucoup plus rares (et donc plus onéreuses), n'oubliez pas de rechercher spécifiquement les conditions climatiques naturelles. Certains Paphiopedilum lithophytes (espèces botaniques uniquement) ont été notamment trouvés sur des roches exposées au plein soleil sous des latitudes tropicales.

Quand planter les Paphiopedilum ?

Le choix, à l'achat, d'un plant en fleurs permet de connaître assez précisément les diverses périodes de culture.

Ces périodes sont variables en fonction de l'espèce (origine géographique, feuilles tesselées ou non, espèce multiflore ou non, altitude).

Comment les planter ?

Orchidées essentiellement terrestres, les Paphiopedilum réclament donc un substrat différent des substrats commercialisés pour les épiphytes. Un léger apport de terreau constitue donc un plus.

En revanche, le substrat doit rester très drainant et donc aéré afin de ne pas permettre à l'eau de stagner.

De plus, contrairement à de nombreuses autres orchidées, les sabots-de-Vénus prospèrent dans des milieux calcaires et sont donc ravis d'un léger apport calcaire tous les 2 mois sous forme de poudre de dolomies (si votre eau est calcaire, ceci est inutile).

Pour les espèces lithophytes, de simples billes d'argile, ou mieux de la pouzzolane, peuvent suffire à composer le substrat, tout en veillant au drainage.

Culture et entretien des Paphiopedilum

Culture et entretien des <em>Paphiopedilum</em>

Dick Culbert/CC BY 2.0/Flickr

Tout comme les Phalaenopsis, les Paphiopedilum ne possèdent pas d'organes de stockage de l'eau (pseudo-bulbes), ils n'ont donc pas de période sèche marquée et réclament une humidité ambiante moyenne mais constante. Le principe de base étant que la plante ne doit jamais être ni détrempée ni sèche. Attention toutefois, comme toutes les autres orchidées, celles-ci ont horreur de l'eau stagnante d'une soucoupe qui entraîne un pourrissement.

Utilisez simplement l'eau du robinet pour les arrosages, en prenant soin de laisser l'eau courante se déchlorer en la laissant stagner 24 à 72 h dans un récipient ouvert (évaporation du chlore par échange gazeux). Les paphios aiment avoir un peu de calcaire : l'eau du robinet convient donc bien pour les arrosages. Mais elles craignent bien sûr le chlore, les racines y sont sensibles.

De même, n'ayant pas d'organes de stockage de nutriments, les sabots-de-Vénus réclament un apport régulier d'engrais. En revanche, il convient de ne pas trop concentrer celui-ci, cela aurait pour conséquence de brûler les racines. Un apport dilué tous les mois s'avère largement suffisant, avec un engrais équilibré (NPK 5-5-5 par exemple).

En fonction de la croissance de l'individu et de l'épuisement du substrat, un rempotage tous les 2 ans semble une bonne fréquence. Celui-ci sera réalisé dans un pot relativement petit, ces orchidées appréciant de se sentir un peu à l'étroit pour bien se développer, surtout chez les lithophytes qui poussent souvent dans de simples fissures de rocher.

Attendez la fin de la floraison pour rempoter.

Taille de Paphiopedilum

Supprimez la tige florale du Paphiopedilumen la coupant à ras des feuilles lorsque la fleur se fane.

Maladies, nuisibles et parasites

Les orchidées, d'une manière générale, ne connaissent pas de véritables nuisibles ou parasites, mais leur pire ennemi est un non-respect des conditions de culture idéales pour chacune des espèces.

Les affections qui menacent les Paphiopedilum sont d'origines diverses :

  • Parmi les maladies cryptogamiques, citons la pourriture des racines, dans la majeure partie des cas due à un excès d'eau stagnante dans le substrat qui favorise le développement des bactéries et des champignons. La solution consiste à utiliser des fongicides systémiques ou bactéricides.
  • La nécrose des feuilles, qui se manifeste par des taches allongées de couleur brune et des feuilles molles, peut être due à une mauvaise hygrométrie ou des erreurs de luminosité.

Parmi les parasites qui menacent le plus souvent les espèces de Paphiopedilum, il est possible d'éliminer les cochenilles, qui apparaissent souvent sur des plantes insuffisamment saines, avec des produits adaptés (par exemple à base d'huile de paraffine, qui les asphyxie).

Pour lutter contre les pourritures nobles (botrytis) qui menacent les fleurs, la meilleure solution consiste à améliorer la circulation de l'air.

Enfin, bien qu'ils soient rares, les virus peuvent affecter les plantes, ce qui se traduit par une rupture dans la couleur des fleurs. Dans ce cas, la seule solution consiste à brûler la plante, car il n'existe pas de remède contre cette infection.

Multiplication des Paphiopedilum

Multiplication des <em>Paphiopedilum</em>

David Eickhoff/CC BY 2.0/Flickr

La multiplication est quasiment impossible pour l'amateur, sauf si le plant donne naturellement une plantule par extension.

Dans un tel cas (qui reste globalement assez rare), attendez au moins 18 mois (et que le nouveau plant ait au moins 5-6 feuilles) pour le séparer par division du pied mère.

Conseils écologiques

Ne mettez pas les feuilles mortes dans un compost, car elles contiennent de l'oxalate de calcium nocif.

Attention : les espèces du genre Paphiopedilum sont légèrement toxiques. Les toxines sont concentrées dans les feuilles et les tiges. Le principal ingrédient actif est cristallisé dans de l'oxalate de calcium. La consommation de ces parties de la plante peut provoquer des nausées, des vomissements et de la diarrhée. En outre, en raison de la présence de quinoïdes composés dans la plante, il existe des possibilités d'allergies de contact.

Un peu d'histoire…

Étymologiquement, le genre Paphiopedilum (masculin) vient du grec Paphios, ville de l'île de Chypre dans laquelle un temple avait été érigé au culte de Vénus, et de pedilon, qui signifie « chausson, pantoufle ».

Le nom du genre a été créé par Ernst Hugo Heinrich Pfitzer en 1886.

Dès le XIXe siècle, les premiers orchidiculteurs ont essayé d'acclimater les espèces himalayennes de haute altitude, en particulier Paphiopedilum insigne, Paphiopedilum spicerianum, Paphiopedilum villosum et Paphiopedilum fairrieanum. Celles-ci se vendaient autrefois et se vendent encore par quantités énormes sur le marché des fleurs coupées.

Un second engouement a eu lieu avec les spectaculaires paphios de Bornéo. Car si les espèces à fleurs multiples de Bornéo ont une croissance assez lente, la floraison en apothéose, particulièrement chez Paphiopedilum rothschildianum (qui peut attendre 18 ans pour sa première floraison !) et Paphiopedilum sanderianum, récompense largement le collectionneur pour sa patience.

Une troisième vague de découverte a relancé les recherches en hybridations, lesquelles ont permis de créer de nouvelles plantes surprenantes, qui n'ont qu'une ressemblance lointaine avec les orchidées originales.

Comme pour d'autres genres qui ont connu engouement commercial, les Paphiopedilum, forts de plus de 80 taxons (espèces et hybrides naturels) botaniques, se sont enrichis de milliers d'hybrides, tous plus colorés les uns que les autres et qui sont l'objet de la convoitise des orchidophiles à grand coup de milliers d'euros.

Bien évidemment, ces espèces ont aussi payé un lourd tribut aux « chasseurs d'orchidées » et bien souvent les formes les plus rares des botaniques ne subsistent plus dans leurs milieux naturels.



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