Semence

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Avant d'acheter des semences, il est recommandé au consommateur de rechercher et identifier celles qui ont été certifiées. C'est un gage de qualité et de réussite. Découvrons ensemble les différentes sortes de semence, leurs critères de qualité et la réglementation qui les encadre.

Qu'est-ce qu'une semence ?

On désigne par semence un matériel végétal destiné à être semé. Il peut s'agir d'une graine, d'un tubercule, d'un rhizome ou d'un bulbe. Cette désignation concerne tous les types de végétaux (plantes potagères, ornementales, arbustes, arbres, fruitiers, etc.).

À noter : en agriculture, une semence est un intrant, au même titre qu'un activateur de croissance, un amendement, un engrais ou tout produit phytosanitaire.

Deux types de semences

On produit et récolte selon deux processus : la semence paysanne et la semence fermière.

La semence paysanne est produite et sélectionnée par les organisations engagées dans la défense de l'environnement. Ce principe est aussi appelé « semence ancienne » ou « semence de pays ». Elle provient des champs d'agriculteurs. C'est celle qui est utilisée en agriculture vivrière, c'est-à-dire dont les récoltes ne sont pas destinées à l'exportation ou à l'industrie agroalimentaire. La semence paysanne favorise la biodiversité.

La semence fermière, elle, est prélevée sur la récolte d'un agriculteur dont la plante-mère est issue d'une semence certifiée fournie par un semencier. Une variété issue de semences fermières évolue après quelques années car elle a été ressemée. Elle ne présente donc plus les mêmes caractéristiques que celles de la semence d'origine fournie par le semencier.

Semence : les différents critères de qualité

Les critères de qualité d'une semence sont définis par la réglementation en vigueur, à savoir l'état sanitaire, les différentes puretés (spécifique, variétale) et la faculté germinative.

État sanitaire et semence

Afin de limiter les risques de propagation d'agents pathogènes, une semence ne peut être certifiée que si son état sanitaire a été jugé satisfaisant. De nombreuses semences destinées aux grandes cultures sont traitées contre les maladies transmissibles.

Pureté spécifique et semence

Elle est déterminée par la prise en compte de la présence d'adventices et autres plantes différentes de l'espèce. Par exemple, la pureté spécifique exigée pour le maïs implique qu'un lot de semences compte au moins 97 % de semence de maïs. Quant au blé, il doit avoir 99 % de pureté spécifique.

Pureté variétale et semence

Toujours au regard d'un lot de semences, la pureté variétale s'apprécie après avoir recherché les graines qui sont divergentes du modèle de la variété. Là encore, le taux doit être proche de 100 %. Pour exemple, la pureté variétale exigée pour que les céréales soient certifiées est de 99,7 %.

Faculté germinative et semence

Pour que la faculté germinative d'une semence soit reconnue, son germe doit être jugé viable. La graine mise en conditions optimales doit pour cela avoir germé après un délai préalablement défini et propre à chaque espèce. Dans le cas du maïs par exemple, à 14 jours, 80 % des graines doivent avoir germé.

Bon à savoir : un catalogue officiel répertorie les espèces et variétés dont les semences sont légalement autorisées à la culture et à la vente.

Semence : que dit la réglementation ?

Semence et consommation

Le consommateur mais aussi le professionnel sont protégés par une réglementation drastique qui garantit la stabilité et la qualité des semences commercialisées et autorise leur commercialisation dans l'ensemble des pays de l'Union européenne (UE). Cela représente plus ou moins 30 000 variétés.

Les semences qui relèvent de l'agriculture font l'objet d'une réglementation appliquée par l'UE. Elle concerne les espèces végétales principales dites de grande culture (espèces potagères et agricoles) et permet leur commercialisation dans l'UE. Toutes les semences visées par cette réglementation sont officiellement contrôlées et certifiées par le SOC (Service officiel de contrôle et de certification). En France, c'est le GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et des plants) qui a été désigné par le Ministère de l'Agriculture pour effectuer cette tâche.

La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) quant à elle est chargée de vérifier la conformité du matériel végétal commercialisé.

Important : un agrément est accordé aux distributeurs de semences céréalières par l'ONIC (Office national interprofessionnel des céréales).

Les variétés de graines concernées par cette réglementation européenne sont authentiques et inscrites au Catalogue officiel. La réglementation garantit au consommateur la qualité des semences et elle protège les professionnels contre la concurrence déloyale.

Semence et propriété intellectuelle

Cette réglementation est malgré tout très complexe car, si elle encadre la commercialisation des semences et des plants, elle régit tout autant la propriété intellectuelle. Ainsi, le créateur d'une nouvelle variété végétale obtient un COV (Certificat d'obtention végétale) dès lors que sa variété est stable, homogène et bien distincte des autres variétés déjà existantes.

Attention : le GNIS n'est pas chargé de contrôler et certifier les semences qui relèvent de l'horticulture ornementale.

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