Lutte intégrée

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La lutte intégrée, appelée également protection intégrée, combine un ensemble de traitements visant à diminuer les dégâts que peuvent faire les bio-agresseurs sur les végétaux. La lutte intégrée, très étudiée dans le cadre de l'agro-écologie, peut facilement être mise en œuvre au jardin. Voyons les principes et les méthodes de la lutte intégrée.

Lutte intégrée : fondamentaux

La lutte intégrée est aussi appelée protection intégrée. Parfois, certains la nomment, à tort, protection biologique intégrée, lutte biologique ou bio-contrôle. Rappelons ce que signifient ces différents termes et quelles sont leurs différences.

La lutte biologique est une méthode de lutte basée sur l'utilisation des antagonismes naturels entre les êtres vivants ; en effet, chaque organisme possède un ou plusieurs ravageurs. La lutte biologique consiste à favoriser les prédateurs naturels des ennemis des végétaux. Ces prédateurs naturels étant appelés auxiliaires.

La lutte intégrée est un ensemble de méthodes (naturelles ou chimiques) visant à satisfaire plusieurs niveaux d'exigences : écologique, économique et toxicologique ; c'est pourquoi l'utilisation de produits phytopharmaceutiques est acceptée dans la lutte intégrée.

La protection biologique intégrée est une combinaison entre la lutte biologique et la lutte intégrée.

Le bio-contrôle,quant à lui, repose sur l'utilisation de 4 outils :

  1. les macro-organismes (principalement les auxiliaires) ;
  2. les micro-organismes (les bactéries ou les virus pour lutter contre les ravageurs des cultures) ;
  3. les médiateurs chimiques (principalement les phéromones, substances biochimiques émises à petite dose par les animaux afin d'influencer le comportement de leurs congénères) ;
  4. les substances naturelles pour lutter contre tous les bio-agresseurs (ravageurs mais aussi adventices, champignons ou bactéries).

Il faut retenir que la lutte biologique utilise uniquement les prédateurs naturels alors que le bio-contrôle utilise également des substances biochimiques et que la protection intégrée utilise aussi les produits phytopharmaceutiques. Enfin, la protection biologique intégrée est une combinaison entre luttes biologique et intégrée.

La lutte intégrée au jardin

Il faut savoir qu'avec la mise en place des plans Ecophyto (ensemble de mesures légales visant à réduire l'utilisation des produits chimiques dans l'agriculture), les questions de luttes alternatives sont étudiées dans les instances de décisions et de conseils tels que l'INRAE (institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, issu au 1er janvier 2020 de la fusion de l'INRA et de l'IRSTEA) ou les chambres d'agriculture. Les traitements phytosanitaires relèvent de questions de santé publique. À ce titre, il existe depuis le début des années 70, l'organisation internationale de lutte biologique (OILB).

Bon à savoir : l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) a annoncé le retrait des autorisations de mise sur le marché (AMM) des produits phytopharmaceutiques à base de métam-sodium, en raison du risque pour la santé humaine et l'environnement qu'ils représentent.

Néanmoins, il est possible de mettre en place la lutte intégrée facilement dans son propre jardin.

Pratiquer la lutte biologique est chose aisée en créant des refuges comme des hôtels à insectes ou en plantant des végétaux refuges.

Exemples : le fenouil ou le lamier blanc sont des plantes produisant du nectar (substance produite par les fleurs non fécondées pour attirer les insectes pollinisateurs) qui attireront différents auxiliaires ; la capucine et la valériane attireront, quant à elles, de nombreux pucerons ainsi que leurs prédateurs naturels qui s'installeront dans le jardin.

Si vous n'avez pas l'espace suffisant pour mettre en place des plantations ou un hôtel à insectes, vous pouvez opter pour la création de petits refuges comme de la paille dans un pot en terre accroché à un arbre ; il sera un abri de choix pour les perce-oreilles, qui éliminent les pucerons.

Il est également possible de pratiquer la lutte mécanique (le but étant de diminuer le développement des adventices). Pour cela, il suffit de réaliser un binage (même superficiel) afin d'empêcher les adventices (communément appelées mauvaises herbes) de se développer.

Bon à savoir : pour que cette méthode soit efficace, il faut que le sol soit relativement sec ; si ce n'est pas le cas, les graines d'adventices pourraient germer en étant retournées et exposées à la lumière ; si les graines ont déjà germé, il faut que les plants soient assez jeunes pour que le travail du sol soit efficace.

De même, l'utilisation de paillage organique ou minéral est considéré comme une méthode de lutte mécanique : le principe étant d'empêcher les adventices de croître en étant privées de lumière et d'espace.

Bon à savoir : depuis le 1er septembre 2018, l'utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant des substances actives de la famille des néonicotinoïdes ou des substances présentant des modes d'action identiques est interdite. De plus, à compter du 1er janvier 2020, l'utilisation des produits phytopharmaceutiques à proximité des zones habitées sera subordonnée à des mesures de protection des personnes habitant ces lieux (article L. 253-8 du Code rural et de la pêche maritime, issu de la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018).

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