Échange de graines

Échange de graines

Échanger des graines entre passionnés de nature est une belle façon de multiplier les variétés de végétaux dans nos jardins ou sur nos balcons. Cela permet aussi de partager, de rencontrer des personnes qui ont le même hobby, de se donner des conseils mutuels, des idées. De plus, c'est une solution économique.

Serait-ce trop beau pour que cela dure ? L'échange de graines fait-il de nous des hors-la-loi ? Précisions.

Échange de graines : quelle législation ?

Ce noble désir de partager quelques graines entre passionnés de nature ne date pas d'hier. Le troc de graines est pratiqué depuis des milliers d'années mais est depuis quelque temps dans le collimateur de nos élus.

En 2013, la Commission européenne jetait ainsi l'opprobre sur tout citoyen qui produit et récupère ses graines pour les échanger ou non. Il était donc prévu que la loi exige que chaque concitoyen, amateur ou professionnel achète ses graines et se fournisse exclusivement chez les revendeurs officiels.

Le texte disait d'ailleurs en partie : « Les jardiniers doivent également payer des frais à l'Union Européenne pour l'enregistrement de leurs graines. (...) Bien que cette loi peut initialement être uniquement destinée aux jardiniers commerciaux, tôt ou tard, cela concernera également les jardiniers amateurs. »

Les raisons de cette réglementation drastique à la limite de faire passer un jardinier honnête et passionné pour un criminel, étaient les suivantes :

  • Les consommateurs ne doivent disposer que de graines rigoureusement sélectionnées, et répertoriées dans un catalogue officiel des semences faisant référence.
  • À moyen terme, il faut pouvoir aboutir à un contrôle total de toutes les semences de la planète, mais aussi des cultures.

Bon à savoir : acheter ses graines représente une dépense importante, certaines pouvant coûter plusieurs centaines d'euros au kilo.

Concept de l'échange de graines

Le système d'échange de graines gratuit a été l'objet d'une véritable résistance mise en place par des jardiniers amateurs et professionnels, des maraîchers, des amoureux de la nature tout simplement attachés au respect des valeurs traditionnelles. À l'heure actuelle, chacun peut donc continuer à échanger ses graines en profitant des différents moyens à disposition, c'est-à-dire :

  • Les bourses aux graines : elles ont lieu dans chaque département dès le mois de mars. Des associations tiennent à disposition des intéressés un calendrier de toutes les bourses d'échanges de graines répertoriés.
  • Les sites Internet spécialisés : il en existe des dizaines, publiant des listes de plantes que les internautes souhaitent échanger contre d'autres végétaux. L'avantage des sites en ligne est qu'ils permettent de procéder à l'échange de graines même en hiver.
  • Le voisinage.

Quelle que soit la solution choisie, on peut échanger : des arbres, des arbustes, des fruitiers, des plants de légumes, des fleurs, des plantes rares.

Troquer des graines permet de :

  • Disposer de graines bio gratuitement.
  • Diversifier les cultures, et par voie de conséquence favoriser la biodiversité.
  • Ne pas acheter de produits génétiquement modifiés et dont on ne connaît pas encore les réelles conséquences sur la santé, de graines qui ont déjà subi nombre de traitements pesticides toxiques pour notre santé et pour l'environnement et de graines stériles comme les hybrides F1.

Bon à savoir : au cours d'un troc aux plantes, on peut échanger des graines mais aussi des potées, des boutures. Cet échange concerne aussi les plantes d'intérieur.

Échange des graines : y a-t-il des risques de contamination ?

Troquer des graines non contrôlées peut faire craindre un risque de contamination. Une graine peut en effet contenir une maladie encore en dormance qui ne se développera que plus tard. Le risque est alors de mettre en péril tout un jardin, mais le phénomène reste assez isolé.

Pour éviter ce risque, il existe plusieurs solutions :

  • Mettre en quarantaine les produits provenant d'un échange de graines. Pour ce faire, on peut :
    • laver les outils ayant servi à leur mise en terre avant de les utiliser sur les végétaux déjà en place ;
    • planter les graines provenant d'échanges dans des pots et les tenir bien éloignées des zones de plantations.
  • Ne pas s'adresser aux bourses d'échanges de quelque origine qu'elles soient.
  • Ne semer que des graines achetées chez les fournisseurs officiels : c'est ce que dit la réglementation.

Bon à savoir : une mise en quarantaine devrait être suffisante pour juger de la bonne santé d'une plante. Il serait vraiment dommage de se priver de se système d'échange de graines capable d'assurer la pérennité de nombreuses espèces végétales devenues rares.

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